Les entraîneurs africains sont majoritaires sur le banc des 24 sélections qui disputent la Coupe d’Afrique des nations (CAN). À l’image de Patrice Beaumelle (Angola) et Sébastien Desabre (République démocratique du Congo), la figure du sorcier blanc, popularisée par Claude Le Roy, a encore la cote. Six techniciens français nous racontent des aventures brèves mais intenses.
Je me souviens parfaitement d’un déplacement en Libye en septembre 2002. Tous nos joueurs avaient répondu à la convocation pour le match du dimanche, sauf Emmanuel Adebayor et Kossi Agassa car leur club, Metz, avait insisté pour qu’ils jouent le vendredi soir. J’ai payé moi-même leurs billets d’avion alors qu’à Tripoli j’avais aperçu un dirigeant avec une valise pleine de dollars. Sauf que l’argent n’allait jamais là où il fallait. Quand ils nous ont rejoints le lendemain, ils étaient cassés. Nous avons perdu 4-0. Face à cette mauvaise gestion, j’ai décidé de quitter mon poste. J’étais venu seul donc je n’ai pas hésité. Un entraîneur confronté à un tel bordel monstre doit savoir dire stop avant de se faire manger.