Les salariés des énergies renouvelables appellent à la mobilisation face au chaos politique

Des éoliennes installées dans les plaines céréalières de Charente-Maritime.
Vals de Saintonge

Des éoliennes installées dans les plaines céréalières de Charente-Maritime.
Vals de Saintonge
« Stop à la casse des emplois et de l'industrie des énergies renouvelables ! » La filière crie désormais d'une même voix. Dans un communiqué dévoilé ce jeudi, les comités sociaux et économiques (CSE) d'une vingtaine de noms du secteur appellent à une mobilisation le 10 février à Paris devant l'Assemblée nationale et à Montpellier devant la préfecture de l'Hérault.
Dans le détail, ces CSE sont ceux des entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables : Apex, Akuo, ABO, Baywa.r.e, EDF Power Solutions, Eolfi, France Renouvelables, GLHD, Luxel, QEnergy, Spale, Valorem et Voltalia.
Excédés par l'absence de programmation énergétique et le désengagement de l’État vis-à-vis du solaire et de l'éolien terrestre, les salariés fustigent des « choix politiques court-termistes » ainsi qu'un « manque persistant de visibilité ».
« Notre secteur est fragilisé par l'absence de cap politique clair. Reports répétés de la programmation pluriannuelle de l'énergie depuis près de deux ans, décisions erratiques, signaux contradictoires et déclarations gouvernementales préoccupantes nourrissent une incertitude profonde », relaie le communiqué.
La mobilisation arrive à un moment où de premiers plans sociaux ont été déclenchés, comme dans les branches françaises de RWE ou Boralex.
Ce vendredi matin, le Premier ministre Sébastien Lecornu recevra les deux principales organisations de la filière, France Renouvelables et le Syndicat des énergies renouvelables. L'échange durera deux heures et visera à discuter du contenu de la PPE 3, dont la publication est attendue dans les prochaines semaines.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
« On y va pour convaincre le Premier ministre de publier une PPE et ne pas la vider de son contenu dans les filières essentielles. Deux d'entre d'elles sont sur la sellette : le solaire et l’éolien terrestre. Demain c’est le money time. J’espère qu’on aura un accord et qu’on pourra avancer », a réagi Jules Nyssen, président du SER, lors des assises de l'agrivoltaïsme qui se déroulaient ce jeudi à Bordeaux.