« Il faut tordre le cou au ski-bashing » : à Grenoble, la ministre du Tourisme serre les rangs

Marie Lyan
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« Non, le ski n'est pas un gros mot ! » Lorsqu'il s'est présenté face à la nouvelle ministre déléguée au Tourisme, Nathalie Delattre, le président de l'Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM) et maire de La Plagne, Jean-Luc Boch, n'a pas mâché ses mots. « Un peu de mémoire collective ferait du bien à tout le monde, car, si l'on a aujourd'hui des territoires qui fonctionnent, c'est grâce au ski. Nos usines à nous sont blanches, en neige. »
À l'image d'une petite brise glaciale, le réchauffement climatique était sur toutes les lèvres depuis février 2024, lorsque la Cour des comptes a publié un rapport sur la façon dont les stations de ski s'y adaptent. Mais c'est avant tout pour réaffirmer le soutien de l'État à la filière du tourisme que la ministre girondine Nathalie Delattre a fait le déplacement. Et ce, à cinq petites années d'une échéance qui se dessine déjà sur le terrain (et suscite actuellement des remous quant à sa gouvernance) : les JO de 2030 des Alpes.
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C'est donc au cœur des allées, symboliques, de ce 34ᵉ Salon destiné à la promotion de la destination montagne française (accueillant 426 tour-opérateurs issus de 54 pays), que la ministre du Tourisme avait planifié sa toute première rencontre sur le terrain aux côtés des acteurs de la filière. « Je n'oublie pas que vous avez été l'un des acteurs les plus touchés par la crise Covid, mais le secteur a su rebondir, introduit la ministre déléguée. Je suis consciente du travail que vous faites pour rester en haut de cordée, et qui n'est pas toujours reconnu. »
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