Sous l’effet accélérateur de la crise sanitaire de 2020, les ventes de compléments alimentaires sont en forte hausse, tirées par une quête de bienfaits pour la santé. Sur ce marché hyper-concurrentiel, le laboratoire PiLeJe réalise un investissement de 25 millions d’euros dans l’Allier.
Ils promettent de renforcer nos défenses immunitaires, d’améliorer notre sommeil, de réduire notre stress ou encore de renforcer la digestion… Les compléments alimentaires ont le vent en poupe. En France, ce marché a bondi de 56% en valeur entre 2019 et 2024. Alors que les médicaments en vente libre reculaient, dans le même temps, de 1%. L'an dernier, la croissance des compléments alimentaires affichait encore une hausse de 5,7% sur un an.
« Le marché a doublé en 10 ans. Les produits plébiscités sont de plus en plus axés sur la santé. Avant, les attentes étaient autour de la minceur, du solaire… Aujourd’hui, les catégories immunité, digestion, sommeil/stress se développent fortement », affiche Delphine Dupont, directrice générale du Synadiet, le syndicat national des compléments alimentaires.Selon une étude menée l’an dernier par le syndicat, 61% des Français déclarent avoir consommé des compléments alimentaires au cours des 24 derniers mois.
Ce marché à 3 milliards d’euros aiguise forcément les appétits, qu'il s'agisse des leaders, comme Arkopharma ou Nutergia, de marques créées sur Internet à destination des millennials, comme Epycure ou Kosbiotic, ou encore des entreprises de la cosmétique ou du médicament qui se lancent elles aussi sur ce segment.
C’est dans ce contexte hyper-concurrentiel que le laboratoire PiLeJe, numéro un sur le marché des compléments alimentaires en pharmacie et acteur depuis 30 ans dans le secteur, inaugure ce 30 septembre la transformation de son unique site de production, implanté à Saint-Bonnet-de-Rochefort dans l’Allier. Un investissement sur sept ans chiffré à 25 millions d’euros (dont 800.000 d’euros de subventions de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de l’État).
PiLeJe (180 millions de chiffre d’affaires en 2024, 650 salariés) entend ainsi renforcer son attractivité et soutenir sa croissance, de l’ordre de 8% cette année. L’usine, qui emploie 150 personnes, a bénéficié d’un agrandissement de 1.000m2, portant à 7.000 m2 la surface industrielle. Douze millions d’euros ont été consacrés à la rénovation du parc de machines et à l’acquisition de nouveaux équipements.
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