Hydroélectricité : Artelia veut contribuer à mieux modéliser le vieillissement des ouvrages
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Le barrage de Tignes, opéré par EDF Hydro en Savoie.
Raphaël Biscaldi - Unsplash
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Le barrage de Tignes, opéré par EDF Hydro en Savoie.
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Il s'agit désormais du plus grand laboratoire de modélisation hydraulique d'Europe : le groupe d'ingénierie isérois Artelia, notamment présent sur les marchés mondiaux des ouvrages hydroélectriques et des systèmes hydrauliques, vient d'inaugurer la modernisation de son laboratoire d'essais et de modélisation hydraulique à Pont-de-Claix, près de Grenoble (Isère), pour un investissement de 4 millions d'euros.
Nommée ArteLab, cette plateforme de 11.000 mètres carrés propose aux acteurs internationaux de tester la modélisation de leurs ouvrages : barrages hydroélectriques, systèmes de gestion des eaux urbaines, mais aussi ouvrages sur le littoral etc. Le tout, avec de très grands modèles, l'ajout de nouvelles variables (fleuves, ouvrages en mer, quais, houle, débits etc.) et de nouveaux outils de prédiction, intégrant notamment l'intelligence artificielle.
L'investissement, porté de moitié par l'Etat, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et des partenaires privés, a été réalisé sur le site historique du groupe isérois aux 11.000 collaborateurs (dont 5.000 en France) et aux 1,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Artelia est en effet issu, pour sa branche hydraulique, du Laboratoire dauphinois d'hydraulique, fondé en 1917, puis devenu Neyrpic. Cette activité, de la « houille blanche », s'est historiquement développée dans les Alpes avec des acteurs forts à l'image l'industriel isérois.
Désormais, ce nouveau laboratoire va permettre d'affiner les modélisations, dans un secteur en croissance pour Artelia. La moitié de l'activité du groupe, détenu par ses dirigeants et salariés, est réalisée à l'international. Sa branche hydroélectricité représente un chiffre d'affaires de 40 millions d'euros, ce qui place le groupe dans le top15 mondial, aux côtés d'acteurs (aussi constructeurs) comme Siemens Energy, Tata Power, Eletrobras ou General Electric.
« Aujourd'hui, nous travaillons sur de grands projets, pour les quatre à cinq prochaines années », évoque Sébastien Pailhès, directeur exécutif « eau, énergie, environnement » d'Artelia.
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