Alors que d’autres projets emblématiques de la chimie verte sont retardés, comme celui de Carbios et son recyclage enzymatique des plastiques, ou sont même abandonnés, comme celui de CSC France et ses solvants verts, Afyren se démarque. Treize ans après sa création, la greentech, implantée à Clermont-Ferrand, passe à la vitesse supérieure. L’entreprise, spécialisée dans la fabrication d’acides biosourcés et bas carbone, vient d’augmenter son capital de 23 millions d’euros afin de financer l’optimisation et l’augmentation de sa production dans son unité située sur la plateforme de Carling, en Moselle. C’est dans cette bioraffinerie, unique au monde, que l’entreprise produit, à partir de fermentation de résidus de betteraves sucrières, des solutions biosourcées, alternatives aux acides pétro-sourcés habituellement utilisés dans l’alimentation, les arômes, parfums ou la chimie.
L’usine, qui est opérationnelle seulement depuis juin avec une production en continu, est pour le moment dimensionnée pour une production de 16.000 tonnes par an. Les premières ventes ont été opérées cet été. A pleine capacité, l’usine devrait générer 35 millions d'euros de chiffre d'affaires. En attendant, des ajustements sont encore nécessaires.