L’industrie face au défi de la mixité
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L'industrie veut accroître la féminisation de ses métiers
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L'industrie veut accroître la féminisation de ses métiers
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Depuis la crise sanitaire et les desiderata de réindustrialisation française, l’industrie n’a jamais été autant regardée avec les yeux de Chimène par nombres d’acteurs économiques et politiques. Et si les derniers indicateurs semblent indiquer un recul sur le mouvement de réindustrialisation entamé depuis 2020, le secteur, lui, continue de garder le cap et son horizon : créer davantage d’usines, favoriser autant que faire se peut le « fabriquer en France » et féminiser ses équipes.
Car le secteur fait face à un très faible taux de mixité : à peine 22,6% alors que l’on encourage, par exemple, depuis bien longtemps les jeunes filles à prendre la voie des STEM, cette filière des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques. Un vœu pieux qui peine à trouver encore suffisamment de résonance alors même que les métiers industriels plus largement et ceux de la métallurgie plus particulièrement, ont évolué, se sont modernisés, numérisés, ouvrant ainsi la porte à de nouveaux profils.
Les enjeux de mixité pour l’industrie sont pluriels. D’abord parce que le secteur peine, comme de nombreux autres, à recruter. Selon France Travail, 153 000 postes étaient à pourvoir dans ce secteur en 2025, avec en première ligne la Défense et le pharmaceutique. Côté métallurgie, les prévisions tablent sur des recrutements compris entre 170 000 et 230 000 personnes d’ici 2035.