Pourquoi la 5G privée peine encore à séduire les entreprises en France
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Installation d’un logo 5G en façade à Shanghai en 2019.
AS/CAT - REUTERS - ALY SONG
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Installation d’un logo 5G en façade à Shanghai en 2019.
AS/CAT - REUTERS - ALY SONG
Ports, usines, hôpitaux, le marché des télécoms avait vu grand et rêvait d’une adoption massive de la 5G privée par les entreprises et les collectivités au lancement de la technologie, en 2020. Mais cinq ans après, le bilan reste encore bien maigre.
La 5G privée, c’est un réseau dédié, non partagé contrairement à celui du grand public, et sur un périmètre circonscrit. « Une douzaine de réseaux sont déployés actuellement en France et une cinquantaine en gestation », explique Nadège Meurgues, directrice des services critiques et entreprises chez Ericsson France et coprésidente de l’Alliance 5G industrielle. C’est peu à l’échelle du territoire. « Pour comparaison, l’Allemagne en compte 30 à 40, les États-Unis, une centaine de sites industriels, et en Chine, près de 4 000 ».
En nombre d’implantations géographiques, cela correspond à une centaine de sites, répertoriée sur une carte par l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep). Des gros acteurs industriels publics et privés sont impliqués, tels que la SNCF, Airbus, Solvay, Safran, Thales, Schneider Electric, mais également des organismes de recherche à l’image du CEA, du CNES, et des collectivités comme les métropoles de Toulouse et Limoges. Les plus beaux cas d’école sont l’usine d’Alcatel Submarine Networks à Calais, celle de Butachimie à Chalampé, le port du Havre, le site d’ArcelorMittal à Dunkerque, ou encore celui d’Acome à Romagny.
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La plupart de ces réseaux n’en sont toutefois encore qu’au stade de l’expérimentation, et beaucoup ont démarré en 4G. Sauf quelques exceptions comme EDF qui s’est montré le plus pressé de lancer un réseau effectif pour une vingtaine de centrales nucléaires, suivi de près par le groupe Aéroports de Paris avec ses sites de Roissy et Orly. Les deux entreprises ont acquis des bandes de fréquence dès 2019 dans la bande 2,6 GH, la seule actuellement disponible pour déployer un réseau de manière pérenne.
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