En 2025, la SNCF a affiché une profitabilité record, tirée vers le haut par une fréquentation historique de ses trains de la part des voyageurs. De quoi donner des marges de manœuvre au groupe pour réinvestir, en particulier dans la régénération du réseau ferroviaire.Le train de la rentabilité est lancé à pleine vitesse à la SNCF, et ne semble pas pouvoir s’arrêter. Le groupe a dévoilé, jeudi 26 février, des résultats financiers solides, et notamment une augmentation significative de sa profitabilité, à la plus grande satisfaction de son nouveau PDG, Jean Castex. « La solidité financière est nécessaire, car le réseau ferroviaire est ancien et il nécessite de manière indispensable des investissements très lourds de modernisation, a insisté le dirigeant. Pour gagner ce que je considère être la mère des batailles, il faut s’en donner les moyens. »
Malgré un contexte économique jugé « difficile », la SNCF affiche en 2025 un chiffre d’affaires de 43 milliards d’euros, en légère baisse de 0,3 %. Malgré cette stagnation, le groupe peut s’enorgueillir d’une amélioration de sa marge d’Ebitda, passant de 16 % en 2024 à 17,8 % en 2025. Sans atteindre le sommet de 2022, à 2,4 milliards d’euros, le résultat net ressort à 1,8 milliard d’euros, contre 1,6 milliard d’euros en 2024. Des résultats qui ne doivent pas cacher des dynamiques au sein des différentes activités de ce vaste groupe de 284 000 collaborateurs.
Les voyageurs n’ont jamais été aussi nombreux
« Le chiffre d’affaires du groupe a été tiré par la hausse de la fréquentation des voyageurs », a expliqué Laurent Trevisani, le directeur général délégué performance du groupe SNCF. Malgré un contexte de faible consommation des ménages, les voyageurs se sont basculés comme jamais dans les gares et les trains l’an dernier. Alors que les TGV ont enregistré une hausse de fréquentation de 3,5 % (avec 168 millions de voyageurs) en France et en Europe, les Transilien et les TER affichent des augmentations respectivement de 4 % et 2,8 %.