Le PDG du groupe SNCF Jean Castex était aux côtés de la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, le 25 novembre sur le port de Sète, pour inaugurer la nouvelle plateforme de ferroutage.
Jean Castex, PDG du groupe SNCF, était à Sète pour inaugurer le nouveau terminal ferroviaire du port. Objectif : faire transiter 40 000 remorques par le ferroviaire entre Sète et Calais.
Jean Castex, qui a pris ses fonctions de PDG du groupe SNCF trois semaines plus tôt, était en déplacement mardi 25 novembre sur le port de Sète à l’invitation de la Région Occitanie, propriétaire de l’infrastructure portuaire depuis 2007.
Le port aux trois activités (commerce, pêche et plaisance) revendique plus de 6 millions de tonnes de marchandises traitées d’ici fin 2025 (vs 3 millions en 2007), un chiffre d’affaires total de 1 milliard d’euros et plus de 2 300 emplois directs générés sur le territoire. La collectivité régionale annonce « plus de 600 millions d’euros investis depuis 18 ans, dont près de 180 millions d’euros de la Région, 130 millions d’euros du port et plus de 290 millions d’euros d’opérateurs privés ».
Le port prépare maintenant son nouveau projet stratégique pour 2026-2030 pour consolider ses performances économiques, accélérer sa transition environnementale et renforcer son positionnement de hub multimodal en Méditerranée, avec un objectif de dépassement des 7 millions de tonnes de marchandises transitées.
C’est pour l’inauguration du terminal ferroviaire sur le port, visant à développer l’autoroute ferroviaire entre le port de Sète et le port de Calais, que le nouveau PDG de la SNCF Jean Castex avait fait le déplacement.
Cette nouvelle plateforme multimodale se base sur la technologie Modalohr, développée par le groupe alsacien Lohr et exploitée par l’opérateur VIIA (Rail Logistics Europe-SNCF) : elle permet de transborder horizontalement les remorques sur les wagons, sans nécessiter l’intervention de grues, afin de les exporter plus rapidement et en plus grand nombre. Les wagons permettent également l’emport de conteneurs maritimes, ce qui facilite l’accès au transport ferroviaire, et ainsi le report modal de la route vers le rail. Une installation qui a nécessité un investissement public-privé de 19,4 millions d’euros.
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