Rail et route : le ministre des Transports Philippe Tabarot valide une loi-cadre pour sécuriser les financements
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Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, sur le chantier de l'A69.
Rémi Benoit - LT
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Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, sur le chantier de l'A69.
Rémi Benoit - LT
Six mois après le lancement à Marseille de la conférence de financement des mobilités « Ambition France Transports », les choses se précisent enfin. « [Après son dépôt en Conseil des ministres avant Noël, N.D.L.R.], je présenterai début 2026 au Parlement un projet de loi-cadre. Le Premier ministre l'a confirmé le 15 octobre : le texte sera examiné en miroir de celui sur la décentralisation », a annoncé, ce mardi, le ministre des Transports Philippe Tabarot.
Invité de la rencontre Fret Ferroviaire du Futur organisée par les opérateurs ferroviaires de proximité (OFP), l'ex-sénateur (LR) des Alpes-Maritimes s'est engagé à « graver dans le marbre » les conclusions du raout gouvernemental qui s'est tenu de mai à juillet.
Un peu plus tôt, le président d'« Ambition France Transports », Dominique Bussereau, lui avait grillé la politesse, en claironnant que la loi-cadre serait devant le Conseil d'État « d'ici à la fin de l'année ». « J'ai vu les avant-projets, c'est tout à fait conforme aux conclusions de la conférence », avait-il aussitôt ajouté.
Et pour cause : à l'issue d'ateliers qui ont réuni, pendant dix semaines, cinquante experts politiques, publics et privés sur l'avenir du fleuve, du rail et de la route, l'ancien ministre des Transports de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy avait défendu le maintien des péages autoroutiers et le renforcement du cadre pluriannuel de financement. En réponse, Philippe Tabarot avait fait savoir que l'accent serait mis sur le renouvellement des concessions autoroutières, mais pour des durées plus courtes, avec un encadrement de la rentabilité et des clauses de revoyure tous les cinq ans.
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