Seules deux compagnies ont répondu à l’appel d’offres pour l’obligation de service publique qui concernera conjointement les liaisons Tarbes-Orly et Pau-Orly à partir de mai 2026. Volotea et Amélia devraient donc se partager ces deux routes subventionnées.Après des années de concurrence stérile entre les aéroports de Tarbes-Lourdes-Pyrénées et de Pau-Pyrénées, les deux plateformes ont trouvé un terrain d’entente l’été dernier. Distants de seulement 50 kilomètres, les deux aéroports bénéficieront à compter du 1er juin 2026 d’une OSP (obligation de service publique) conjointe vers Paris-orly.
Ce statut, qui permet aux pouvoirs publics de soutenir financièrement une ligne aérienne, était jusque-là cantonné à Tarbes-Lourdes. De quoi nourrir un bond du trafic (+24 % à 577 000 passagers) depuis 2019 tout en fragilisant dangereusement l’aéroport de Pau dont le nombre de voyageurs s’est littéralement effondré sur la même période (-56 % à 269 000 passagers).
Une seule OSP, deux lots à attribuer
Mais l’arrêté du ministère des Transports publié le 12 septembre dernier remet les deux plateformes sur un pied d’égalité. La future OSP prévoit un minimum de deux allers-retours directs quotidiens, un le matin et un le soir, pour et un minimum de 120 000 sièges annuels. Et, sans surprise, l’appel à candidatures n’a pas attiré les foules.
Selon nos informations, seules Volotea, qui opère déjà le Tarbes-Orly depuis plusieurs années, et la petite compagnie Amelia, qui assure le Pau-Orly depuis quelques mois, ont déposé des candidatures pour cette OSP. Elles avaient la possibilité de candidater pour les deux liaisons mais ont préféré se positionner uniquement sur la liaison où elles étaient déjà présentes : la compagnie espagnole à bas coût sur Tarbes-Orly et Amélia sur Pau-Orly.
Une concurrence qui reste à organiser