La compagnie Amelia relance la liaison aérienne entre Pau et Paris Orly
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« La ligne pourra continuer à être exploitée pour assurer la desserte de Pau depuis Paris-Orly », écrivait le Premier ministre Michel Barnier, en octobre dernier, en réponse à une demande insistante de François Bayrou, une semaine avant l'interruption de la liaison. Désormais à Matignon, le maire de Pau n'a pas lâché l'affaire, bien au contraire, profitant de ses fonctions nationales pour choyer son Béarn natal en mobilisant « toutes les armes » à sa disposition pour obtenir un redémarrage. Stoppées depuis fin octobre, les liaisons aériennes vont en effet reprendre à partir de lundi 17 février entre Pau et Paris-Orly, a annoncé la compagnie aérienne Amelia.
Cette entreprise française spécialiste de l'affrètement et des vols charters, a décidé de lancer deux rotations quotidiennes en mobilisant un monocouloir régional Embraer 145, doté de 49 sièges et commercialisé avec le soutien d'Air France et de son programme de fidélité. Créée en 1978, Amelia dispose d'une flotte de 18 appareils.
« Avec un temps de vol de moins d'1 heure 30, ces horaires permettent aussi bien aux passagers affaires d'optimiser leur journée de travail, qu'aux clients loisirs de profiter de la facilité d'accès offerte par Orly, notamment depuis l'ouverture de la ligne de métro 14 », souligne Amelia.
Jusqu'en octobre, les liaisons entre Orly et Pau étaient assurées par Transavia, la compagnie low-cost du groupe Air France-KLM, qui exploite des appareils de quelque 180 places et ne parvenait pas à les rentabiliser sur cette ligne. « Malgré nos efforts et le maintien de deux rotations quotidiennes pendant plus d'un an, la liaison Pau-Orly était notre pire ligne en termes de rentabilité », expliquait à l'époque Nicolas Hénin, directeur général adjoint de Transavia.
L'annonce d'Amelia intervient alors que François Bayrou, toujours maire de Pau, milite de longue date pour une meilleure liaison entre sa ville et la capitale : « Je me sers de toutes les armes à la disposition d'un élu, d'un décideur politique pour obtenir justice, à savoir rallier Paris. Je le fais sans utiliser de moyens contondants », a-t-il ajouté en visioconférence lors d'un événement palois.
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Le retour d'une liaison vers Orly aura néanmoins du mal à enrayer la perte de vitesse de l'aéroport de Pau-Pyrénées, dont le trafic n'a pas dépassé 300 000 passagers en 2024, contre plus de 600 000 avant la crise sanitaire. La plateforme paloise est notamment concurrencée par l'aéroport de Tarbes, distant de 50 km, qui bénéficie d'un large soutien public pour desservir Orly. Dans son courrier d'octobre dernier, Michel Barnier plaidait clairement pour un rapprochement des deux plateformes.
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