Les aéroports de Pau et Tarbes s'accordent sur une desserte partagée vers Orly

Pierre Cheminade
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
PC / La Tribune

Pierre Cheminade
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
PC / La Tribune
Le Premier ministre François Bayrou n'a pas tardé à peser sur l'avenir de l'aéroport béarnais dont l'avenir s'inscrivait pourtant en pointillé. Sitôt arrivé à Matignon, celui qui est resté maire de Pau, a obtenu la relance d'une liaison temporaire vers Paris-Orly par la compagnie Amelia. Et, bien qu'il soit officiellement déchargé de tout sujet relatif à Pau depuis le 11 juin, une solution plus pérenne semble désormais se dessiner pour enterrer la concurrence frontale avec l'aéroport voisin de Tarbes-Lourdes pour desservir les Pyrénées.
De fait, les deux préfets des régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie ont multiplié les réunions ces dernières semaines avec les collectivités concernées pour sortir de l'impasse. Avec 269 000 passagers en 2024, Pau, situé dans les Pyrénées-Atlantiques, a vu son trafic s'effondrer de -56 % par rapport à 2019 tandis que Tarbes-Lourdes, situé à seulement 35 minutes en voiture, dans les Hautes-Pyrénées, a connu un boom de 24 % pour atteindre un record de 577 000 voyageurs.
À lire également
En cause, l'obligation de service public (OSP) dont bénéficie la liaison Tarbes-Orly au titre de l'aménagement du territoire. Depuis 2022, cette OSP est soutenue par une subvention annuelle de 4,9 millions d'euros versée par l'État et les collectivités d'Occitanie. De quoi permettre à la low cost Volotea d'y proposer des tarifs et des horaires imbattables vers Orly, siphonnant ainsi la clientèle de l'aéroport de Pau qui ne bénéficie d'aucun soutien public.
Pierre Cheminade