Le nouveau système européen de frontières biométriques démarre en douceur
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L'Union européenne met en place un contrôle biométrique à ses frontières avec l'EES.
Commission européenne
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L'Union européenne met en place un contrôle biométrique à ses frontières avec l'EES.
Commission européenne
Cela fait maintenant un peu plus d’une semaine que l’Union européenne a mis en place son nouveau système d’entrée-sortie (EES) pour renforcer le contrôle aux frontières extérieures de l’espace Schengen. Depuis le 12 octobre, celui-ci oblige les voyageurs extra-communautaires venant pour un séjour court à s’enregistrer, avec la saisie de données biométriques (photo et empreintes digitales) en sus des informations de voyage, au moment de leur entrée sur le territoire européen.
Adoptée dans un objectif de renforcement de la sécurité, cette évolution a été maintes fois repoussée devant la complexité de son implémentation et les risques de perturbations attendues, à commencer par des temps d’attentes démultipliés dans les gares et aéroports internationaux.
Pour le moment, le « big bang » craint ne s’est pas produit. Pour Federico Bonaudi, directeur de la facilitation, des affaires parlementaires et des aéroports régionaux au sein de l'Airports Council International (ACI Europe), branche européenne de principale association professionnelle aéroportuaire, cela tient essentiellement au déploiement progressif sur six mois, proposé par la Commission européenne en décembre 2024 et acté seulement en juillet dernier. Avant cela, la réglementation européenne, adoptée dès 2017, prévoyait d’implémenter l’EES en une seule fois pour l’ensemble des passagers et des postes frontières de l’Union.
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