Malgré un trimestre décevant, Air France-KLM croit en sa stratégie de premiumisation
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Confiant sur sa stratégie de montée en gamme, Air France a lancé sa nouvelle La Première au printemps.
Air France
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Confiant sur sa stratégie de montée en gamme, Air France a lancé sa nouvelle La Première au printemps.
Air France
« Le trimestre a été difficile, décevant ». Steven Zaat, directeur financier d’Air France-KLM, ne cache pas son insatisfaction au moment de présenter les résultats du 3e trimestre, ce jeudi. Si tout n’a pas été catastrophique, loin de là, avec 1,2 milliard d’euros de bénéfice opérationnel, le groupe de transport aérien n’a pas eu le niveau de performance attendu et a vu sa profitabilité s’effriter. Et cela se paye cash en bourse, avec une cotation en recul de près de 14 % à la mi-journée.*
Pourtant, Benjamin Smith n’hésite pas à afficher un motif de satisfaction : la bonne tenue de sa stratégie de montée en gamme, à l’œuvre chez Air France, mais aussi chez KLM (hors Transavia). Le directeur général du groupe a ainsi mis en avant la résilience de son trafic premium, basé sur les classes avant, première et affaires, mais aussi sur la premium économie.
Les chiffres du troisième trimestre tendent à lui donner raison. Quand la classe économique a vu son remplissage comme son yield (rendement) baisser par rapport à la même période en 2024, malgré une hausse de capacité limitée, les autres classes ont progressé. Elles affichent une performance largement supérieure au total du groupe et ont permis de préserver la recette unitaire, qui est par ailleurs plombée par les mauvais résultats de Transavia.