Sous l'œil de Macron, Air France-KLM et le Groupe ADP veulent enfin devenir alliés
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Le Groupe ADP et Air France-KLM sont déterminés à réussir ensemble.
CHRISTIAN HARTMANN
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Le Groupe ADP et Air France-KLM sont déterminés à réussir ensemble.
CHRISTIAN HARTMANN
Habitués à se chicaner par voie de presse interposée, Air France-KLM et le Groupe ADP veulent cette fois parler d'une seule voix. Mis sous pression par les grands hubs européens et moyen-orientaux, voire chinois, les deux acteurs majeurs du transport aérien français semblent enfin prêts à s'associer véritablement et jouer en équipe pour ne pas être déclassé.
Ce vendredi, à l'occasion du Salon du Bourget, et sous le patronage d'Emmanuel Macron, ils ont présenté leur projet commun Connect France pour remettre Paris-Charles de Gaulle au cœur du transport aérien mondial.
Benjamin Smith, directeur général d'Air France-KLM, qui s'est parfois montré acerbe par le passé à l'encontre d'ADP, estimant être « moins bien traité » que ses concurrents étrangers (Le Parisien du 20 janvier), a changé son fusil d'épaule. « Le contexte impose un plus grand alignement stratégique entre tous les acteurs de l'écosystème du transport aérien en France, à la hauteur de l'enjeu », a-t-il déclaré. « Face à une compétition féroce, la France peut rayonner par le développement de sa connexion au monde et par une expérience pour le passager attractive et différenciante. Nous avons donc décidé d'allier les forces de nos deux groupes pour faire de la France une puissance aérienne mondiale compétitive et unique en son genre » a renchéri Philippe Pascal, PDG du Groupe ADP.
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Venu appuyer cette initiative qu'il juge d'importance pour la France, le président de la République a déclaré : « Les dynamiques qu'ont certains de vos concurrents mettent en danger à la fois le hub de Paris et la compagnie Air France. Connect France que vous bâtissez maintenant ensemble, c'est d'abord l'entente entre une compagnie et un hub. [...] Je souhaite ardemment, et le ministre [des Transports Philippe Tabarot] la porte, que le gouvernement et le Parlement puissent redonner tout à la fois compétitivité, lisibilité au secteur. » Il a ainsi insisté sur l'importance de redonner des moyens aux acteurs, sachant néanmoins que cela dépendra avant tout de la politique fiscale qui est entre les mains du gouvernement et des parlementaires.