Concurrence ferroviaire : pourquoi Le Train, challenger de la SNCF, peine à tenir son calendrier
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Le Train mise sur des liaisons interrégionales à grande vitesse sur la façade atlantique.
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Le Train mise sur des liaisons interrégionales à grande vitesse sur la façade atlantique.
Le Train
Le Train se rapproche des rails mais il n'est pas encore dessus. La compagnie a posé ses bagages à quelques centaines de mètres de la gare Bordeaux Saint-Jean. Elle est l'une des premières locataires des hauts immeubles neufs du quartier Belcier. La situation illustre bien l'image de l'entreprise dans le milieu ferroviaire, celle d'un prétendant qui cherche encore à bien s'entourer.
Il y a un an, elle a subi deux déconvenues coup sur coup. La perte de l'appel d'offre pour exploiter les trains Intercités au départ de Nantes vers Lyon et vers Bordeaux, avant de voir sa rivale Proxima prendre la place du futur technicentre TGV sur l'axe Paris-Bordeaux. Malgré les apparences, Le Train espère toujours jouer un rôle dans l'ouverture de la concurrence ferroviaire en lançant des liaisons interrégionales à grande vitesse sur la façade atlantique.
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« Vu du grand public, on peut se dire qu'à l'Ouest il n'y a rien de nouveau. Que la France, c'est toujours la SNCF. Et pourtant, les choses ont bien bougé », proclame Alain Gétraud. Dans la tête du directeur général, il y a évidemment la circulation d'une première rame Avril sur le réseau ferré français - le modèle choisi par Le Train - effectuée de nuit et à vide dans le cadre du parcours d'homologation. Il y a aussi la multiplication des appels d'offres pour déloger SNCF Voyageurs des trains régionaux. Dernier en date, celui du Poitou-Charentes où l'entreprise, justement créée en Charente en 2020, a candidaté.