L’outre-mer, le vrai rayon de soleil du trafic aérien français
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French bee a pleinement bénéficié du dynamisme de La Réunion.
Rémi Benoit/La Tribune
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French bee a pleinement bénéficié du dynamisme de La Réunion.
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Dans un trafic domestique toujours en berne, inférieur de 20 % à celui d’avant la crise sanitaire, les liaisons entre la métropole et l’outre-mer restent la (seule) valeur sûre. Et cela s’est encore confirmé cet été, après un début d’année quelque peu compliqué.
Après avoir rattrapé son niveau d’avant crise l’an dernier, le trafic entre la métropole et l’outre-mer est désormais bien ancré au-dessus de cette référence. Sur les huit premiers mois de l’année, il était supérieur de 4% à la même période en 2024, et de 3,4% par rapport à 2019 selon les chiffres de la Direction générale de l’aviation civile. S’il continue sur cette trajectoire, il pourrait bien dépasser la barre symbolique des 5 millions de passagers d’ici la fin de l’année.
Pour Corsair, Pascal de Izaguirre, son PDG, parle même d’un « très bon été ». Henri Hourcade, directeur général France Afrique du Nord, Ouest et Centrale Caraïbes et Océan Indien d’Air France-KLM, estime pour sa part que la desserte des départements et régions d’outre-mer est « très satisfaisante » depuis le printemps, après un début d’année marqué par un affrontement sur les capacités et des effets résiduels des violences urbaines de novembre 2024 en Martinique.
La Réunion est assurément le moteur de cette performance, loin devant les Antilles. Et sa dynamique de croissance s’est encore accélérée cette année avec près de 6% de croissance. C’est la seule destination à avoir dépassé son niveau d’avant crise (et de plus de 15 %), ce qui n’est pas le cas de la Guadeloupe et la Martinique.