Leasing social : un mois seulement après le lancement de la seconde vague, le dispositif sur le point de saturer
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Un mois après son redémarrage le 30 septembre, le « leasing social » de véhicules électriques a déjà atteint le chiffre de 41 500 bénéficiaires.
Stevens Tomas/ABACA via Reuters - Stevens Tomas/ABACA - Stevens Tomas/ABACA
Leasing social : un mois seulement après le lancement de la seconde vague, le dispositif sur le point de saturer
Un mois seulement après son lancement, la deuxième vague du leasing social a déjà permis la location de plus de 41 500 véhicules électriques, rééditant le succès fulgurant de la première édition qui avait dû être stoppée prématurément par le ministère des Finances.
Le dispositif ne devait être qu’une aide ciblée pour des ménages modestes. Il est en train de devenir un signal pour l’industrie automobile et pour Bercy. Un mois après son redémarrage le 30 septembre, le « leasing social » de véhicules électriques a déjà atteint le chiffre de 41 500 bénéficiaires. Le ministère des Transports a annoncé ce mercredi que le dispositif, prévu pour un total de 50 000 voitures, restait ouvert.
Les 50 000 véhicules prévus seront atteints dans quelques jours, si le rythme se maintient. Le ministère a déjà prévu la suite : une fois cette barre franchie, une liste d’attente sera constituée pour permettre aux concessionnaires d’enregistrer les commandes. La liste vivra ensuite au rythme des désistements ou des dossiers non valides.
Le marché brisé par l’offre à 100 euros
Pour comprendre l’urgence de cette gestion au compte-goutte, il faut revenir à l’hiver dernier. Début 2024, la première édition du dispositif de location avec option d’achat (LOA) subventionnée fut un coup de tonnerre. Prévue initialement pour 20 000 à 25 000 véhicules, l’offre a submergé les capacités budgétaires et les objectifs. Le flux s’est interrompu au bout de six semaines, la barre des 50 000 commandes validées ayant été largement dépassée.
Bercy avait dû arrêter prématurément le dispositif, pris de court par l’ampleur du succès et les sommes à débourser. Le paradoxe s’est alors révélé : le gouvernement avait réussi à créer une demande solvable pour l’électrique en ciblant des populations qui en étaient les plus éloignées. Le seul problème était le financement de cette demande.
La deuxième édition est calibrée d’emblée pour 50 000 voitures. Sur les plus de 41 500 véhicules loués à ce jour, un contingent précis est déjà identifié : plus de 11 360 l’ont été par des bénéficiaires qui vivent ou travaillent dans les zones à faibles émissions (ZFE). Le dispositif avait mis de côté 5 000 véhicules pour ces zones, soulignant l’intention de lier aide sociale et contrainte écologique.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.