Comment l'État a obligé les entreprises à verdir leurs flottes automobiles
Amine Abbas
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La Renault Zoé équipe le marche de Rungis.
LTD/Renault
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La Renault Zoé équipe le marche de Rungis.
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« C'est une usine à gaz où plus personne ne comprend plus rien... », s'étrangle un gestionnaire de flotte automobile. Entre la fiscalité, le système de bonus-malus, des CEE..., la mise en place d'une « car policy » en France relève du casse-tête. « Nous faisons face à des injonctions contradictoires d'une année à l'autre, parfois même d'un mois à l'autre en fonction des changements de gouvernement, déplore Xavier Horent, délégué général de Mobilians, qui représente les professions de services automobiles. C'est un véritable obstacle pour les flottes de société, et plus encore pour les aiguiller durablement dans une trajectoire de verdissement. »
C'est toute la contradiction des autorités, qui souhaitent d'un côté pousser les grands et moyens comptes de société à verdir leur flotte automobile mais qui, de l'autre côté, veulent baisser la facture du contribuable à tout prix.
Ainsi, année après année, l'État n'a cessé de réduire ses subsides pour l'achat de voitures électriques, après avoir sorti les hybrides rechargeables du scope des véhicules subventionnés, puis changé le calcul CO2 sur les full hybrides (dont certains vont voir leur bilan carbone doubler voire tripler), et l'augmentation du malus au poids, l'État a décidé d'accélérer le rythme face au peu d'entrain des flottes à s'équiper en voitures électriques.
D'autant que sans les flottes automobiles, qui constituent plus de la moitié du marché du neuf, la France ne parviendra jamais à atteindre ses objectifs de décarbonation. Il fallait donc faire preuve d'imagination. En la matière, l'État ne manque pas de prérogatives et, quitte à ne plus agiter la carotte, il a donc sorti le bâton.
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Amine Abbas