Automobile : l'industrie allemande continue à dominer l’Europe
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À Wolfsburg, des salariés de Volkswagen travaillent sur la production des Golf VIII et Tiguan, le 23 mai 2024.
REUTERS - Fabian Bimmer
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À Wolfsburg, des salariés de Volkswagen travaillent sur la production des Golf VIII et Tiguan, le 23 mai 2024.
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Ford vient d’arrêter sa production à Sarrelouis. Alors que les plans sociaux s’accumulent, l’industrie auto germanique est rattrapée par la crise : atonie du marché européen depuis le Covid, concurrence chinoise, électrification forcée, droits de douane aux États-Unis, coûts trop élevés… Pourtant, si les constructeurs français se réjouissent in petto des problèmes de l’industrie auto allemande - c’est de bonne guerre -, le made in Germany se porte beaucoup mieux que ses concurrents européens.
La production sur dix mois outre-Rhin était même légèrement en hausse (+1%) à 3,5 millions de voitures particulières, dont 2,67 millions à l’export, selon les chiffres de la VDA (Fédération des constructeurs allemands). Septembre 2025 est même son meilleur mois de septembre, et de loin, pour la production depuis… 2019, avant le Covid. Pesant 17% des exportations allemandes, les véhicules et pièces détachées représentaient toujours en 2024 le premier poste des ventes à l’étranger du pays, devant les machines (14,2%) et les produits chimiques (9%).
D’ailleurs, l’Allemagne est le pays d’Europe occidentale qui a le mieux résisté à la période du Covid et à ses conséquences industrielles. Sa production de voitures n’a au total baissé que de 13% par rapport à 2019, d’après les statistiques de l’OICA (Organisation internationale des constructeurs). Contre un recul de 21% en Espagne, 40% en France et au Royaume-Uni, 47% en Italie. L’Allemagne générait au premier semestre 2025 le quart de la production auto européenne, contre 22% sur les six premiers mois de 2019.
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