Leasing social, deuxième saison. Le dispositif démarre officiellement le 30 septembre. Son but : « permettre aux ménages modestes de louer une voiture électrique sans obligation de l’acheter à la fin du contrat », affirme le gouvernement. De quoi accélérer une électrification à la traine ? Avantage pour le bénéficiaire : il n’a pas à débourser la majoration habituelle du premier loyer puisque celui-ci est pris en charge par l’Etat via les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) proposés par les énergéticiens.
Ce dispositif est destiné à encourager l’achat d’un véhicule électrique par ceux que rebute le surcoût habituel d’un véhicules électrique. Il sera maintenu jusqu’à « épuisement de l’enveloppe budgétaire, prévue pour au moins 50 000 dossiers », selon Diane Simiu, Directrice du climat, de l’efficacité énergétique et de l’air au sein du ministère de la Transition écologique. Plus de 100 000 demandes sont attendues. L’enveloppe « atteint 369 millions d’euros au total. Chaque véhicule reçoit environ 7 380 euros d’aide », précise le bulletin du Mondial de l’auto.
Pour être éligible, les conditions sont quelques peu alambiquées, comme souvent dans les dispositifs gouvernementaux. Le plafond des revenus est plafonné à 16 300 euros par part (cinq premiers déciles de revenus). Ainsi, un couple avec deux enfants peut gagner jusqu’à 48 900 euros annuels. Par ailleurs, il faut utiliser sa voiture pour travailler. Soit on habite à plus de 15 kilomètres du travail. Soit on parcoure plus de 8 000 kilomètres professionnels par an.