Le nouveau vaisseau amiral, la DS N°8 électrique (de 57 100 à 80 600 euros), aura du mal à relancer une marque qui représente 0,2% du marché européen à peine. Son destin est suspendu aux décisions du nouveau directeur général de Stellantis, Antonio Filosa, dont le plan stratégique sera dévoilé au premier semestre 2026.« Le luxe à la française » ? Gilles Vidal, nouveau directeur du style des marques européennes de Stellantis, en convient : ce slogan apparaît inapproprié. Même si DS rebaptise progressivement tous ses modèles en référence au fameux parfum Chanel N°5… Sa dernière nouveauté s’appelle ainsi DS N°8. Mais ça ne suffit pas. La marque haut de gamme tricolore a beau fournir la présidence de la République, ses ventes demeurent très faibles dans l’absolu. Elles reculent même.
Sur les dix premiers mois de l’année, ses immatriculations ont baissé de 21% à 25 200 unités seulement en Europe (Royaume-Uni compris). Moitié moins qu’Alfa Romeo. DS est la plus petite marque du groupe Stellantis sur le Vieux Continent… avec Lancia et Maserati. En France, qui absorbe la moitié des ventes, le label plonge également de 21% sur la même période. Il occupe 0,2% à peine du marché européen (0,3% avant le Covid en 2019) et 0,9% dans l’Hexagone.
Ce qui devait être son best-seller, le mini-SUV DS3 chic et snob, atteindra une production d’à peine 3 500 exemplaires sur le site de Poissy cette année, représentant moins de 5% des volumes de cette usine des Yvelines. Ce modèle né en 2018 n’est que le 86e modèle le plus vendu en France (sur dix mois). Lancée fin 2021, la berline compacte DS4 fait un peu mieux. Mais ne se place qu’au 75e rang en France. Derrière ses rivales BMW Série 1 (39e rang), Audi A3 (50e), Mercedes Classe A (52e)…
De 57 100 à 80 600 euros