C’est dans son hall renouvelé de l’avenue des Champs-Elysées que Renault a révélé ce jeudi sa future petite électrique Twingo. Cette quatrième génération depuis 1993 se veut l’une des voitures électriques les plus abordables du marché. La citadine de 3,79 mètres de long à peine, dont la production de série démarre ce mois-ci sur le site slovène de Novo Mesto, sera disponible en mars 2026 dans ses versions les plus huppées et en juin pour sa déclinaison la moins chère, à moins de 20 000 euros. Un dérivé Nissan et une variante Dacia sous la barre des 18 000 euros arriveront ensuite.
Cette micro-électrique au style rétro rappelant le modèle de 1993 se veut innovante par sa compacité, son prix serré pour une voiture zéro émission et ses prestations. Mais, au-delà du produit, Renault a entrepris ici une démarche révolutionnaire. Car cette Twingo n’est rien de moins que la première voiture française développée en « deux ans seulement, contre trois à quatre ans habituellement », souligne Olivier Laik, directeur du programme des petits véhicules chez Renault.
Un temps de développement record, qui permet de « réduire les coûts totaux de 20 % par rapport à un projet conventionnel ». Mais comment Renault a-t-il fait pour une telle prouesse, dont seuls les Chinois sont capables ? En sous-traitant justement ce développement en… Chine même. Une première. « Nous sommes allés en Chine parce que les gens y sont très bons et efficaces », résume Philippe Brunet, directeur de l’ingénierie d’Ampere, l’entité de Renault consacrée aux modèles électriques.