Le groupe annonce 13 milliards de dollars d’investissements aux Etats-Unis. La région est historiquement la plus grosse pourvoyeuse des profits pour Stellantis.
13 milliards. Certes, ce sont des dollars. Il n’empêche, cela fait tout de même plus de 11 milliards d’euros. Stellantis a annoncé mardi après-midi un investissement colossal dans les quatre prochaines années aux Etats-Unis, dévoilant ainsi clairement ses priorités géographiques. Il s'agit du plus gros investissement en cent ans pile d'histoire de Chrysler.
Alors que l’équipe des dirigeants du groupe « s’italianise » avec le retour sur le devant de la scène des anciens de Fiat Chrysler Automobiles (FCA), c’est tout naturellement que Stellantis retrouve un tropisme américain… qui était déjà celui de FCA.
Né de la fusion entre PSA et FCA en janvier 2021, Stellantis compte créer 5 000 emplois outre-Atlantique et vise une « une augmentation de 50% de sa production américaine grâce au lancement de cinq nouveaux véhicules et à dix-neuf évolutions de produits », précise le communiqué de la firme franco-italo-américaine.
Deux Jeep (Cherokee et Compass) seront produites à Belvedere (Illinois), tout comme un nouveau pick-up de taille moyenne (à l’échelle américaine) à Toledo (Ohio), un grand SUV à Warren (Michigan). Enfin, un remplaçant de l’énorme et traditionnel 4x4 Durango sera fabriqué à Detroit (Michigan). « Ce plan d’investissement aux États-Unis va soutenir notre croissance, renforcer notre présence industrielle », déclare Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, qui conserve ses précédentes fonctions de directeur général pour l’Amérique du nord - c’est dire.
« Accélérer la croissance aux États-Unis a été une de mes priorités depuis le début de mon mandat », ajoute le remplaçant de Carlos Tavares. Voilà de quoi plaire à Donald Trump, à qui le président de Stellantis John Elkann s’était empressé de rendre visite juste après sa prise de fonctions. Ce tropisme américain est logique. C’est là que le groupe Fiat, devenu FCA en 2014, puis Stellantis a réalisé et de loin ses meilleures marges. Les Américains achètent surtout des gros véhicules, bien plus profitables, dont la technologie est en outre plus rustique donc moins onéreuse que les modèles européens à petits moteurs hyper-sophistiqués.
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