Chantier de l'A69 : « 42 hectares » de trop ? L'État met la pression sur le concessionnaire Atosca
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Le chantier de l'autoroute A69 entre Toulouse et Castres bat son plein.
Rémi Benoit - LT
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Le chantier de l'autoroute A69 entre Toulouse et Castres bat son plein.
Rémi Benoit - LT
L'Etat hausse le ton face à Atosca, le concessionnaire de l'autoroute A69. Les préfets de Haute-Garonne et du Tarn ont annoncé ce mardi avoir relevé des dépassements de l'emprise du chantier par rapport à l’autorisation environnementale « sur quelques zones, sans qu’il ne soit possible à ce stade de conclure sur leur étendue ni sur leurs impacts supplémentaires ».
En déplacement sur ce matin sur un autre chantier, celui des aménagements ferroviaires en vue de la LGV Bordeaux-Toulouse, le préfet de Haute-Garonne Pierre-André Durand a détaillé :
Le préfet a ajouté que « cette situation n'est pas exceptionnelle et est assez fréquente sur des chantiers de très grande ampleur, faisant appel à des impacts techniques très complexes ».
Le collectif d'opposants à l'A69 La Voie est libre avait dénoncé jeudi dernier l'existence d'« a minima 42 hectares d'emprises supplémentaires » qui « ont été artificialisés sur le chantier » de la future autoroute contestée devant relier Toulouse à Castres.
« La réaction des préfectures montre que ce chantier n’est en rien surveillé. Il faut que ce soient les riverains qui alertent pour qu’elles réagissent », regrette ce mardi le collectif. Avant d'ajouter : « Avec plus de 42 hectares de dépassement d’emprise, on n’est pas du tout dans l’épaisseur du trait. Il ne s’agit en rien d’ajustements à la marge mais bien de dissimulations de plus de 10% de la réalité des surfaces impactées. Ces destructions colossales ne sont pas régularisables avec quelques arrangements en préfecture, elles nécessitent une nouvelle autorisation environnementale. »
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De son côté la concessionnaire a indiqué à l'AFP qu'il « répondra bien entendu à la demande de l'Etat et fournira l'ensemble des éléments utiles pour confirmer la conformité du chantier aux autorisations environnementales déjà obtenues ».
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