Cédric Giorgi, héraut de la French Tech

Perrine Créquy

Perrine Créquy
Épinglé sur la poche au niveau de son coeur, un coq rouge semble prêt à pousser un retentissant « Cocorico ! ». Cédric Giorgi n'est pas peu fier de ce badge aux allures d'origami.
Tout a commencé à Austin, au Texas. Venu pour promouvoir son entreprise Cookening lors de l'édition 2013 du festival South by South West (SXSW), le nouveau rendez-vous incontournable des amateurs de technologie dans la musique, le cinéma et les start-up, il a constaté que les entrepreneurs français manquaient de visibilité sur place :
Quelques mois plus tard, apprenant que le gouvernement lançait un label pour renforcer la notoriété des start-up françaises à l'international, Cédric Giorgi rencontre David Monteau, le directeur de la Mission French Tech, et son adjointe Clara Delétraz, pour monter ensemble une opération pilote : fédérer les entrepreneurs français sous une même bannière lors de l'édition 2014 du festival SXSW. Ainsi, en mars dernier, un « French Tech Club » a été mis en place et animé par Cédric Giorgi et deux autres entrepreneurs - Louis Montagne de AF83 et Anthony Gongora de Souderbox aux côtés d'un pavillon français soutenu par Ubifrance, la région Île-de-France, l'Inpi et Invest in France.
Le startupper originaire de Toulouse ne ménage pas ses efforts pour redorer le blason tricolore à l'étranger.
Sitôt dit, sitôt fait. En juin, il coorganisait la première French Tech Conference impulsée par Gaël Duval, le fondateur de Jechange. fr.
Après avoir attiré 350 visiteurs en deux jours, l'événement sera reconduit en juin 2015.
« J'AI TOUJOURS AIMÉ RASSEMBLER »
Ce carnet d'adresses fourni, Cédric Giorgi l'a acquis un gré de ses expériences dans le numérique. Un secteur que cet ingénieur télécom diplômé de l'INSA Toulouse a découvert par hasard, en 2005, alors qu'il était stagiaire chez Airbus à Munich, chargé d'explorer comment construire « un intranet différent ».
Se prenant au jeu du Web, il lance un blog dans la foulée et pendant cinq ans, il y présente ses visions du marketing. Pour affiner ses analyses, il complète sa formation avec un master en marketing et communication à Sup de Co Toulouse. En marge des cours, avec ses amis Maxime Garrigues et Benoît Ramus, il lance en 2007 l'initiative BlogSurGaronne, pour permettre aux blogueurs de la Ville Rose d'échanger et de se rencontrer.
L'effervescence de Cédric Giorgi est rapidement remarquée.
Depuis, les deux entrepreneurs sont restés amis.
Cédric est un homme de confiance, qui aime se rendre utile, et il s'engage beaucoup pour l'écosystème.
L'intéressé en a conscience. Attaché à son rôle de père d'une petite fille de 1 an, il sait que le temps manque pour mener de front l'organisation d'événements pour la French Tech et le développement de Cookening. Il a donc choisi de « laisser grandir tout seul »
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le service d'échanges culturels autour d'une invitation à dîner chez l'habitant, commercialisé depuis mai 2013.
C'est avec la même humilité qu'il a témoigné lors de la dernière édition parisienne de Failcon, la conférence sur l'échec entrepreneurial.
Tous deux se connaissent bien, ayant rédigé ensemble le blog TechCrunch France sur les start-up, jusqu'à sa fermeture en 2011. Quand cette page s'est tournée, Cédric Giorgi est alors contacté par Loïc Le Meur, qui le propulse business développeur de sa société Seesmic.
Après la vente de Seesmic en 2012, il poursuit sa collaboration avec Loïc Le Meur sur leur autre cheval de bataille : LeWeb. L'événement parisien, qui attire des visiteurs de 50 pays et les ténors des sociétés phares du numérique mondial, est désormais dupliqué à Londres. L'international, Cédric Giorgi y a pris goût.
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>>> MODE D'EMPLOI
Où le rencontrer ? : Lors d'un événement dédié au numérique : « Je participe à l'organisation de Start-up Assembly et LeWeb, à Paris. Mais vous pouvez aussi me contacter par mail ou via Twitter. »
Comment l'aborder ? : Montrez ce qui vous intéresse « Posez-moi une question sur un thème précis. C'est plus sympathique que de me demander directement de donner tel ou tel contact. »
À éviter ! : En vouloir trop, trop vite. « Comprenez que, non, je ne peux pas spammer mon carnet d'adresses pour faire la pub de votre boîte. J'adore connecter les gens, mais avec de la courtoisie. »
>>> TIMELINE
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