Plaignez-vous, c'est un bon levier de changement pour 2014 !

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(Crédits : Reuters)
Les Français sont champions en "râleries" et plaintes en tous genres. Pourquoi pas ? A condition d'en faire bon usage. Il est temps d'arrêter de concentrer notre énergie sur ce que nous ne voulons pas et de la diriger vers ce que l’on souhaite. ça tombe bien : ce sont les vœux !

Entre une météo pourrie, une Europe qui chancelle, des imbroglios politiques et toutes les contrariétés quotidiennes de la vie de bureau, nous avons motif à nous plaindre. Et très envie de fuir les problèmes en nous réfugiant dans "ça ira mieux demain" propice à cette période de vœux, mais qui au final n'aide pas vraiment. Car la méthode Coué montre vite ses limites.

Manier la plainte avec précaution et délicatesse

Le coup de pieds aux fesses aussi. La plainte fait partie du processus psychologique normal de tout à chacun. Quand la souffrance ou l'injustice est ressentie de manière trop forte, il est normal de se plaindre. Simplement il s'agit de la manier avec précaution et délicatesse… car la plainte peut vite devenir une drogue, paralysante et décourageante. De deux choses l'une. Si les plaintes servent à se donner bonne conscience, à dégager sa responsabilité, alors elles sont improductives, voire toxiques.

A l'inverse, de courte durée, elles font office de signal, aidant à identifier le problème et à chercher la solution. Soyez donc attentifs aux plaintes. Les vôtres et celles de votre équipe. Interprétez chacune d'entre elles comme un appel à introduire un petit changement. Surtout ne jamais la considérer comme immuable. Mais plutôt comme une porte dont la poignée serait bloquée.

L'immobilisme coûte moins que le changement

L'affaire n'est pas sans risque. L'abandon de la plainte est délicate : maintenir ses problèmes offre parfois ce que l'on appelle en langage psy des « bénéfices secondaires ». Il s'agit d'écouter la plainte avec respect car elle est liée à la survie, la sécurité et prend des allures de protection face à quelque chose qu'il faudrait abandonner. L'immobilisme coûte moins que le changement. Mais le blocage tient souvent plus d'un problème d'apprentissage qu'un non désir de changement. Quel est le premier pas à accomplir ?

La résistance au changement sert surtout à différer le moment d'instabilité qu'il représente. La plainte agit alors comme un mécanisme de préservation. D'où l'intérêt de repérer la structure de la plainte en se concentrant sur ses rouages, et non sur le contenu. Il faut trouver le chemin adapté à chacun. Reconnaître les plaintes et les résistances, leur précieuse contribution à l'équilibre de notre personnalité, favorise le changement. On leur donne comme mission de s'assurer que le changement respecte les valeurs fondamentales.

La peur d'être déçu

Voilà pourquoi, qu'il s'agisse des gouvernants ou de la direction de l'entreprise, il est fondamental en ce début d'année de rester attentif aux plaintes et de les considérer comme des leviers susceptibles d'enclencher la vitesse supérieure.

Ce qu'il y a de bien dans les périodes d'insatisfaction comme celles que nous traversons, c'est le désir de voir se produire des changements. On se plaint d'ailleurs de l'immobilisme des uns ou des autres. Ce qui en fait nous freine dans notre élan et renforce la plainte, c'est la peur d'être déçu.

Tout problème est un chemin vers soi

D'où une ribambelle de « oui mais » censée nous conforter dans la sauvegarde de la situation actuelle. Autant d'objections qui devraient servir là encore de suggestions pour comprendre, ressentir et agir différemment. Et puis, par habitude et facilité, on concentre notre énergie sur ce que nous ne voulons pas au lieu de la diriger vers ce que l'on souhaite (beaucoup plus difficile à déterminer).

Or ce n'est pas ce qui se passe qui importe mais ce que nous en faisons. Alors faisons bon usage de nos plaintes pour tordre le cou à l'idée que ce que nous vivons (l'effet) est la conséquence de quelque chose qui nous échappe (la cause). Tout problème est un chemin vers soi. Je vous souhaite une année stimulante à tous égards.

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Commentaires
a écrit le 11/01/2014 à 15:34 :
Qui ce plain? Vous avez vus beaucoup de manifestations?

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