Le CAC 40 sauve les 4.000 points

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Le marché parisien s'inscrit en nette baisse, plombé notamment par les valeurs liées aux matières premières.

La journée a été difficile à la Bourse de Paris, à l'image de l'ensemble des marchés actions. A la clôture, le CAC 40 recule ce jeudi de 0,94% à 4.019,85 points. L'indice s'est inscrit dès l'ouverture en nette baisse, cédant même un temps sous le seuil des 4.000 points. 

La veille, de mauvaises statistiques sur l'activité industrielle en Chine ont relancé les craintes d'un ralentissement de la croissance chinoise. Ce jeudi, les inquiétudes se sont encore renforcées sur la solidité de la reprise économique mondiale alors que l'AIE a abaissé sa prévision de demande mondiale de pétrole pour 2011.

Une décision qui a accentué encore la pression sur les prix de l'or noir. Après leur violent décrochage mercredi, les cours du brut se sont inscrits de nouveau en nette baisse, pesant sur l'ensemble des valeurs liées aux matières premières. Conséquence, les investisseurs reviennent en force sur le dollar. L'euro est ainsi retombé jusqu'à 1,41 dollar.

Les statistiques américaines du jour, quelque peu encourageantes, ont néanmoins permis de limiter le repli. Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine terminée au 7 mai ont baissé mais moins qu'attendu. De leur côté, les ventes de détail aux Etats-Unis ont ralenti plus que prévu en avril (+0,5%) mais les chiffres de mars ont été revus en nette hausse.

A noter que par ailleurs que la séance a aussi été animée par une nouvelle salve de publications d'entreprises. Sur le CAC 40, on surveillait les annonces de Vallourec, Vivendi, Natixis et EDF.

Valeurs en baisse

Lanterne rouge du CAC 40, Société Générale décroche de 1,93% à 42,15 euros. Le titre est victime des craintes des investisseurs sur l'état des fonds propres de la banque française qu'ils jugent insuffisants.

La cote parisienne a aussi été plombée par le repli du secteur énergétique et celui lié aux matières premières. Technip lâche 1,87% à 69,90 euros, tandis que Total baissse de 1,4%, ArcelorMittal de 0,37% et Vallourec de 0,21%.

Vivendi est à la traîne (-1,55% à 19,11 euros) alors que le groupe de médias a publié après la clôture du marché ses résultats trimestriels.

Valeurs en hausse

Quelques valeurs sont parvenues à résister à la baisse du marché. En particulier Lafarge. Le titre du groupe de construction s'est distingué, évoluant à contre-courant de la tendance avec un bond de 2,06% à 46,65 euros. Les opérateurs ont salué la poursuite du désendettement du groupe. Ce dernier a annoncé la cession de ses activités ciment et béton dans le sud-est des Etats-Unis pour 760 millions de dollars.

Natixis grimpe de 0,18% à 3,91 euros après la publication de ses résultats annuels. La banque a annoncé des résultats supérieurs aux attentes au premier trimestre grâce aux activités de marché et à un recul plus prononcé que prévu des provisions pour pertes sur le crédit. La filiale du groupe BPCE a précisé que son bénéfice net s'était élevé à 412 millions d'euros sur les trois premiers mois de l'année, en baisse de 12%.

EDF grapille 0,17% à 28,66 euros. L'électricien a confirmé jeudi ses objectifs annuels après une croissance organique de 1,3% de son chiffre d'affaires au premier trimestre à la faveur d'une hausse de sa production nucléaire en France.

Hors CAC 40

A l'image des autres parapétrolières du CAC 40, Bourbon (-5,29%) et CGG Veritas (-3,28%), parmi les plus fortes baisses du SRD, ont été attaqués dans le sillage du repli des cours de l'or noir.

Meetic décroche de 4,29% à 14,96 euros. Le groupe de sites de rencontre a fait état d'une perte nette creusée à 3,2 millions d'euros au premier trimestre. Il l'explique par les "investissements marketing importants" réalisés sur la période.

Rexel abandonne 3,77% à 18,02 euros après l'annonce de ses résultats trimestiels. 

Thales a été à la peine (-2,71% à 29,40 euros). Le spécialiste de l'électronique de défense a annoncé une baisse de ses prises de commandes au premier trimestre sous le coup des pressions budgétaires en Europe et de l'instabilité au Moyen-Orient, tandis que son chiffre d'affaires est conforme aux attentes à la faveur de la reprise dans l'aéronautique civile.

Devises et pétrole

Le retour des investisseurs sur le billet vert ainsi que les craintes sur la dette grecque ont fait chuter l'euro jusqu'à 1,41 dollar. Dans la soirée, 1 euro valait 1,4243 dollar.

Sur les marchés pétroliers, les cours du brut tendaient à se stabiliser après leur fort repli. Le baril de WTI américain s'échange contre 98,93 dollars et le baril de Brent de la Mer du Nord contre 113,47 dollars.

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