La monnaie unique à son zénith face au dollar

 |  | 338 mots
Lecture 2 min.
(Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le "feu vert" donné au MES par les sages allemands de Karlsruhe soutient la monnaie unique qui s'installe confortablement au dessus du seuil des 1,29 face au billet vert.

 

Après avoir culminé à 1,2936 au plus haut, l'euro grappille 0,41%, à 1,2906 dollar, et bondit aussi de 0,6% face au yen, à 100,52. L'euro s'apprécie d'ailleurs face à l'ensemble des devises s'adjugeant 0,3% contre le sterling et 0,56% contre le dollar canadien. Ce net rebond est porté par la décision de la Cour constitutionnelle allemande qui vient de donner son feu vert à la ratification par Berlin du Mécanisme européen de stabilité (MES) et du pacte budgétaire, une décision cruciale pour l'avenir de la zone euro. Une décision qui intervient également dans un contexte particulier, quelques jours après que la Banque centrale européenne ait dévoilé un nouveau programme de rachat de dette souveraine baptisé OMT, destiné à enrayer la crise de la dette.

Nouvelle vague d'assouplissement quantitatif ?

Le MES qui doit à terme remplacer le Fonds européen de stabilité financière (FESF) aura donc une capacité de prêt de 500 milliards d'euros destiné à aider les pays européens en difficulté en recapitalisant les banques ou les Etats. Une étape décisive dans le processus de résolution de la crise vient d'être franchie. Preuve du regain de confiance des marchés quant à la capacité de la zone euro à résoudre la crise, la monnaie européenne reprend plus de 5% sur un mois face au dollar et 4,5% face au yen. L'appréciation de l'euro est également soutenue par la réunion de la Fed, un évènement très attendu par les cambistes. Les marchés semblent parier sur une nouvelle vague d'assouplissement quantitatif de la part de la réserve fédérale américaine afin de soutenir l'économie, ce qui a tendance à peser sur le dollar.

Le billet vert quant à lui, pâtit également de l'avertissement de l'agence de notation Moody's qui estime qu'elle pourrait priver "la dette des États-Unis de sa note maximale 'AAA' si aucun progrès tangible n'était enregistré en 2013 sur la réduction du ratio de la dette publique au produit intérieur brut du pays".

 

  Plus d'actualité Bourse sur MonFinancier

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 13/09/2012 à 3:13 :
Le problème de dette publique astronomique n'est pas réglé, les pays européens sont en récession, la consommation des ménages flanche et l'euro fort plombe les exportations qui seules pourraient apporter un peu de croissance. A part ça tout va bien!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :