Grèce : On y voit plus clair

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(Crédits : Reuters)
Chaque matin, l'actualité commentée par Marc Fiorentino.

Cela peut vous surprendre mais à 2 jours d'un referendum décisif pour la Grèce et la zone euro, on y voit plus clair. La précipitation des évènements ces derniers jours a eu un avantage majeur:on est moins dans le déni de réalité.Et c'est le FMI qui continue à asséner les vérités sur les solutions à la crise Grecque. On ne connaît pas l'issue du referendum mais on voit mieux la suite des évènements.

PLUS CLAIRE LA GRÈCE

Est-ce qu'on commence à avoir une idée plus claire de ce qu'il pourrait se passer lundi après le referendum?

L'enseignement qu'on peut tirer des six derniers mois, c'est qu'avec la Grèce tout peut se produire, tout et n'importe quoi. Mais c'est vrai que les langues se délient. J'avais évoqué hier les fuites sur les rapports du FMI. Et le FMI a continué à s'exprimer hier ; cette fois officiellement. Et plusieurs choses sont claires. Pour une fois. Tout d'abord et on en a peu parlé, l'impact de ces mois d'incertitude a été dévastateur pour l'économie Grecque. Depuis le début d'année l'économie est au point mort et chaque jour qui passe coûte une petite fortune au pays. Une fortune qui lui faudra encore emprunter.

LES BESOINS DE LA GRÈCE

Est ce qu'on a une idée des besoins de la Grèce? Oui. Là encore cela devient plus clair. Selon le FMI, on ne parle plus d'une aide de 10 ou 20 milliards d'euros mais de 60 milliards d'euros au minimum. 60 milliards d'euros. Une somme colossale. Et enfin la solution. Si les Grecs veulent restent dans la zone euro, qu'ils votent oui ou non, ils seront contraints d'accepter des sacrifices supplémentaires mais ils seront surtout contraints de construire les fondements d'une véritable administration, fiscale notamment.

LE DEAL EN CAS DE OUI

En échange de nouvelles aides. Mais pas seulement. Le FMI est revenu à nouveau à la charge hier sur la dette Grecque. Les Grecs ne pourront jamais la rembourser, on le sait. Il faudrait en éliminer la moitié, au moins. Mais c'est impossible car tous les autres pays d'Europe du Sud demanderaient le même traitement. Ce que propose le FMI c'est de repousser l'échéance de la dette aux calendes Grecques. La dette aujourd'hui a une maturité d'environ 20 ans. Le FMI dit qu'il faudra la repousser bien au-delà de 40 ans pour alléger son poids. C'est le cadeau que pourraient faire l'Europe et le FMI à la Grèce si elle votait oui dimanche.

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a écrit le 05/07/2015 à 22:31 :
Le FMI n'a rien à faire dans les affaires européennes !

Je déteste ce type, il fait tache dans ce journal !!
Réponse de le 07/07/2015 à 14:24 :
Bien sur que si, ce n'est pas le FMI qui s'invite ce sont les gouvernements qui le l'appellent au secours pour avoir de l'argent, c'est le dernier préteur et son dernier garant avec la BCE pour que son système bancaire puisse encore fonctionner, personne dans le monde ne veut plus lui prêter puisqu'elle ne peut plus et ne veut plus rembourser.
a écrit le 03/07/2015 à 17:04 :
Marco !! Mais pourquoi on n'en fait pas une dette perpetuelle comme la "war debt" britannique ? Avec un coupon a 3,5% supportable par la Grèce, elle serait aisement négociée avec une valeur faciale de x% et permettrait aux États et Institutions de s'en débarrasser en évitant un "write off" politiquement et financièrement dommageable. Un coupon de 3,5% cela récupère le capital en 30 ans !!! Il faut penser aussi au traitement de la dette Ottoman !!! Enfin, quantité d'entreprises émettent de la dette perpetuelle (PPI)...je ne comprends pas que l'on ne l'évoque même pas. Pourquoi ?

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