Pourquoi ne pas suivre l'exemple allemand ?

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Marc Fiorentino
Marc Fiorentino (Crédits : MonFinancier.com)
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Pendant que nous votons pour les régionales et que nos partis dits traditionnels ont connu un premier tour calamiteux, les deux grands partis allemands se réunissent pour leurs congrès respectifs. L'occasion, une fois de plus, d'observer le fossé qui existe entre nos deux pays. Un fossé politique, fossé économique et fossé social.

LE CONSENSUS. TOUJOURS.

Fossé politique tout d'abord. On a tendance à l'oublier mais malgré la situation économique exceptionnelle de l'Allemagne, les deux grands partis, d'un côté la gauche avec le SPD et de l'autre la droite du CDU d'Angela Merkel, font toujours partie d'un gouvernement de coalition. Et ça fait deux ans que ça dure. Angela Merkel n'a pas besoin de ses opposants pour gouverner, elle a largement eu la majorité mais le consensus à l'allemande c'est ça, penser que pour le bien public il faut faire des sacrifices. La coalition ne profite pas aux opposants d'Angela Merkel. Le SPD, parti du ministre de l'Économie, ne décolle pas dans les enquêtes d'opinion, il est un peu asphyxié par Merkel, mais il ne quitte pas la coalition gouvernementale car il ne veut pas apparaître comme fuyant ses responsabilités pour des calculs politiciens. Et le leader du parti sera réélu à sa tête aujourd'hui même. C'est ça le consensus à l'allemande, consensus entre syndicats et patronat, consensus entre gauche et droite républicaines.

CARTON PLEIN EN ÉCONOMIE

C'est ce consensus qui permet d'afficher un chômage au plus bas, un surplus budgétaire, une dette en baisse, une balance commerciale excédentaire et une croissance qui reste soutenue. C'est amusant, les médias français ont tous claironné quand la popularité de Merkel s'est effondrée après sa décision d'accueil massif des migrants mais personne n'a communiqué sur le fait que sa popularité remonte en flèche et qu'elle est aujourd'hui à 54%, un score qui ferait pâlir notre président. À nos frontières, nous avons un pays qui nous montre la voie tant politique qu'économique, je ne comprends pas que l'on s'acharne à poursuivre, avec arrogance et irresponsabilité, dans une voie qui nous a menés dans le mur.

LE DÉRAPAGE DU...

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