Trop chère ? La pépite musicale Believe rate son entrée en Bourse (-12%)
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Photo d'illustration
Believe Digital
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La pépite française Believe, qui aide les musiciens à s'imposer sur les marchés du streaming, chutait de plus de 13% jeudi lors de ses premiers pas à la Bourse de Paris.
Le titre Believe reculait de 13,18% à 16,93 euros vers 11H10. Son prix d'introduction avait été fixé la veille à 19,50 euros, dans le bas de la fourchette visée, valorisant la société à 1,9 milliard d'euros et lui permettant de lever environ 300 millions d'euros. À 12h45, la baisse se réduisait légèrement à -12,46% (17,070 euros).
La société avait déjà auparavant revu ses ambitions à la baisse puisque son objectif initial était de 500 millions d'euros.
Les introductions en Bourse ont reçu un accueil mitigé à Paris ces derniers mois et le groupe Parts Holding Europe (PHE), spécialiste français de la distribution de pièces détachées automobile, a retiré la semaine dernière son projet d'introduction du fait de conditions de marché défavorables.
Selon des banquiers, les investisseurs ont décidé de se concentrer sur les grands noms et excluent désormais de leurs projets des capitalisations moyennes dans un contexte de profusion d'IPO.
Avant d'avancer un autre élément explicatif:
L'introduction en Bourse de Paris avec une valorisation se chiffrant à plus de 1 milliard d'euros est une première pour une start-up de la French Tech.
D'une manière générale, la tech française a connu très peu d'introduction en Bourse avec des valorisations de ce niveau: Criteo (ciblage publicitaire) à la Bourse de New York en 2013 (1,7 milliards de dollars), ou, à la Bourse de Paris, le groupe de paiements électroniques Worldline (2014, 2,16 milliards d'euros) ou l'éditeur de logiciels Dassault Systèmes (1996, 6 milliards de francs).
Fondée en 2005, Believe est présente auprès des artistes et labels dans 50 pays et réalise déjà plus de 80% de son chiffre d'affaires à l'étranger.
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Elle propose toute une gamme de services technologiques et marketing pour aider les musiciens à conquérir et conserver une audience en ligne, de l'inconnu qui veut que sa chanson soit accessible via les plateformes de streaming (9,99 euros par an pour une chanson) à la star qui a besoin de services personnalisés pour mieux fabriquer et diffuser ses contenus audio ou vidéo.
(avec AFP et Reuters)
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