Virus mortel chinois : nouvelles dégringolades à la Bourse de Tokyo

 |   |  503  mots
La rapidité de contagion par le virus est telle que la Chine a décidé de suspendre les transports ferroviaire et aérien jeudi au départ de la métropole de Wuhan.
La rapidité de contagion par le virus est telle que la Chine a décidé de suspendre les transports ferroviaire et aérien jeudi au départ de la métropole de Wuhan. (Crédits : Reuters)
Tous les secteurs représentés sur l'indice Nikkei ont fini dans le rouge, notamment les matériaux, l'énergie et les télécoms.

La Bourse de Tokyo a rechuté jeudi, après un éphémère rebond la veille, de nouveau emportée par les inquiétudes sur le nouveau virus chinois qui faisaient nettement grimper le yen, un mouvement défavorable aux groupes exportateurs nippons.

L'indice vedette Nikkei a terminé en repli de 0,98% à 23.795,44 points et l'indice élargi Topix a lâché 0,78% à 1.730,50 points.

La rapidité de contagion par le virus est telle que la Chine a décidé de suspendre les transports ferroviaire et aérien jeudi au départ de la métropole de Wuhan (centre du pays), l'épicentre du nouveau virus, afin d'endiguer l'épidémie qui a déjà contaminé plus de 500 personnes et tué 17 personnes, selon un dernier bilan publié mercredi soir.

Toutefois les experts réunis par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne sont pas parvenus mercredi à s'entendre sur l'opportunité ou non d'une déclaration d'urgence de santé publique de portée internationale. Leurs débats à Genève (Suisse) devaient reprendre jeudi.

Lire aussi : Shanghai, Tokyo, Paris... le nouveau virus enfièvre les Bourses mondiales

Du côté des valeurs

Tous les secteurs représentés sur l'indice Nikkei ont fini dans le rouge, notamment les matériaux, l'énergie et les télécoms.

  • Compagnies aériennes et cosmétiques en berne :

Les titres des entreprises japonaises sensibles aux flux des touristes chinois ont subi de plein fouet les inquiétudes sur le nouveau virus. La compagnie aérienne Japan Airlines a ainsi cédé 1,88% à 3.230 yens et sa concurrente ANA Holdings a reculé de 2,17% à 3.506 yens. L'action du géant nippon des cosmétiques Shiseido a par ailleurs lâché 1,37% à 7.470 yens.

  • Rakuten déçoit :

Le groupe japonais de commerce et services en ligne Rakuten a dégringolé de 3,8% à 886 yens. Le groupe a fait jeudi un point sur le développement de son offre de télécommunications mobiles au Japon basée sur propre réseau, mais ces avancées ont visiblement été jugées trop modestes par les investisseurs.

Bond du yen, chute du pétrole

Le yen, valeur refuge, s'appréciait nettement face au dollar, lequel valait 109,53 yens vers 06h25 GMT, contre 110,03 yens la veille après la fermeture de la Bourse de Tokyo, point de repère des investisseurs nippons.

La monnaie japonaise progressait aussi par rapport à l'euro, qui se négociait pour 121,39 yens vers 06h25 GMT contre 121,94 yens la veille.

Avant la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), l'euro baissait légèrement face au dollar, à raison d'un euro pour 1,1082 dollar vers 06h25 GMT contre 1,1092 dollar la veille à 20h00 GMT.

Les cours du pétrole continuaient jeudi de nettement refluer en raison de l'impact redouté du nouveau virus chinois sur le transport aérien, et donc sur la demande d'or noir: vers 06h20 GMT le baril de brut américain WTI chutait de 1,96% à 55,63 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord abandonnait 1,63% à 62,18 dollars.

Lire aussi : Epidémie de coronavirus en Chine : la ville de Wuhan coupée du monde

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/01/2020 à 18:00 :
Le transport aérien ralentit? très bien. Ce mode de transport favorise la propagation des maladies. Un problème de plus à ajouter à la listes des engeances de ce mode de transport.
Avec un transport par bateaux, il est au moins possible d'utiliser la quarantaine.
a écrit le 23/01/2020 à 9:25 :
Une information toute nouvelle puisque je ne la trouve pas sur le net, étrange d'ailleurs que nos médias de masse si prompts à vouloir faire du spectacle ne suivent pas mieux celui-ci non ? Nous avions une couverture anti-grèves bien plus suivie !

Notons que les marchés financiers, ceux sur qui comptent nos politiciens incompétents et corrompus pour sauver la planète paniquent non pas parce que des gens meurent mais parce que le business du transport aérien est impacté.

Par contre pourquoi le secteur des cosmétiques est il autant impacté ? Ce serait intéressant de nous le préciser.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :