Que sont les anciens d'Erasmus devenus ?

Emmanuel Langlois / langloismanu[at]yahoo.fr

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Stéphanie Grené a deux casquettes : elle est traductrice et crée des programmes sur mesure pour les touristes de passage à Bilbao. "J'aime raconter des histoires, confie-t-elle. Quand je traduis, je vous donne l'accès à quelque chose que vous ne pourriez pas atteindre sans moi. Si je crée un voyage pour une personne, je lui donne la possibilité de faire partie de l'histoire." La Française vit à Getxo, petit village sur la côte.
Il y a 20 ans, lorsqu'elle décroche une bourse Erasmus pour venir étudier l'espagnol une année à l'université Deusto de Bilbao, Stéphanie Grené reconnaît qu'à ce moment-là, elle hésite un peu : "Je ne suis pas venue à reculons, mais j'étais plus attirée par Madrid, Séville ou Barcelone, qu'on connaît quand on est Français. A Bilbao, on m'a dit « tu verras, il pleut tout le temps, c'est comme la Bretagne en France !" Et quand je suis arrivée, c'était tout le contraire : c'était une jolie ville, il faisait beau, j'ai eu un coup de foudre." En toutes ces années, Stéphanie a vu la ville se métamorphoser :
Résultat, les usines aux murs noircis par les fumées ont été remplacées par des musées et des bâtiments construits par les plus grands architectes, des pistes cyclables et de larges promenades aménagées le long de la "ria", la rivière qui traverse la ville et va se jeter dans l'océan. Le symbole de Bilbao, c'est le musée Guggenheim, le chef d'œuvre de Franck Gehry, ouvert en 1997 :
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Originaire de Villeneuve, région de vignobles entre Bourg-sur-Gironde et Blaye, sur les rives de l'estuaire, Stéphanie Grené est aussi bénévole pour la Croix-Rouge de Bilbao. Quand elle n'est pas à la plage, son endroit préféré, c'est le parc Dona Casilda, symbole parmi d'autres de la renaissance de la ville.
Lui écrire : stephanie.grene[at]gmail.com
Emmanuel Langlois / langloismanu[at]yahoo.fr