Un vélo en libre service Indigo Weel sur deux a été volé à Bordeaux
Hélène Lerivrain

Indigo Weel
HL
Hélène Lerivrain

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2.000 vélos en libre service et sans station avaient été mis en circulation par la société Indigo Weel à Bordeaux. "A ce jour, un sur deux a été volé. Ensuite, une bonne partie de ceux qui restent sont en réparation", reconnait Jean Gadrat, directeur général de la société. "On doit être à 600 vélos en service", lance pour sa part Brigitte Terraza, vice-présidente de Bordeaux Métropole en charge de la mobilité alternative. "Sept mois après la mise en service de ces vélos, le bilan n'est pas très positif", lâche-t-elle tandis que Jean Gadrat reconnait des incivilités, du vandalisme et donc beaucoup de vélos cassés et volés."Plus que prévu, c'est vrai", déclare-t-il.
Mais Jean Gadrat insiste :
Pas question donc pour Indigo Weel de quitter Bordeaux. "A nous de nous adapter à chaque marché", explique Jean Gadrat qui en appelle au civisme des utilisateurs. Par ailleurs, depuis le mois de septembre, une pénalité de 15 euros est appliquée aux utilisateurs qui sortent du périmètre préalablement défini, à savoir essentiellement Bordeaux centre. La société porte plainte en cas de dégradation. "Il y a eu beaucoup d'interpellations, y compris en flagrant délit." Indigo Weel repense également les vélos. De nouveaux modèles seront en circulation dès le mois de janvier prochain. Des vélos électriques feront également leur apparition sur le même concept, en libre circulation et sans station, au cours du premier semestre de l'année prochaine. En même temps que les V3 à assistance électrique...
On se rappelle également que Gobee.bike avait fait un passage éclair de 4 mois à Paris avec un concept similaire. Au moment de fermer le service dans la capitale et dans toutes les autres villes européennes, la société avait évoqué "un tsunami de vandalisme"...
A Bordeaux, la concurrence commence à devenir rude. En plus des vélos, ce sont les trottinettes électriques de la société Lime qui ont très récemment débarqué à Bordeaux. "Le président de Bordeaux Métropole leur avait demandé d'attendre la loi d'Elisabeth Borne pour venir s'installer. Ils n'ont pas attendu. Nous ne sommes absolument pas contents", avance Brigitte Terraza.
Alors qu'elle déclarait en février ne pas vouloir fragiliser un modèle en développement, aujourd'hui le ton s'est quelque peu durci.
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D'autres villes ont déjà pris des mesures contre ce type de services dits en "free floating". San Francisco a par exemple, en juin dernier, interdit les trottinettes de Lime et de ses concurrents Spin et Bird, tant les engins laissés sur les trottoirs ennuyaient les piétons, en attendant qu'un code de bonne conduite soit décidé et respecté. Les collectivités craignent que les nouveaux modes de déplacement proposés génèrent à la fois du danger - par exemple les trottinettes électriques qu'aucune loi à ce jour n'interdit de rouler sur le trottoir - et des nuisances. Elles pointent aussi les coûts cachés potentiels générés par les activités des acteurs privés du free floating.
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Hélène Lerivrain