Loisirs Enchères lève 4 M€ pour doper sa croissance nationale

Mikaël Lozano

Frédéric Bonfils, nouveau directeur général de Loisirs Enchères
Thibaud Moritz / Agence Appa

Mikaël Lozano

Frédéric Bonfils, nouveau directeur général de Loisirs Enchères
Thibaud Moritz / Agence Appa
Plus de 650.000 membres, plus de 1.200 partenaires en France et à l'étranger : depuis sa création en 2014, Loisirs Enchères s'adresse au marché des loisirs de manière originale. Dupliquant en France un modèle développé aux Pays-Bas, elle propose aux internautes des loisirs (repas au restaurant, activité sportive...) ou des vacances mis aux enchères. L'inscription est gratuite, la personne qui a placé l'enchère la plus haute remporte le produit, à condition bien sûr qu'un prix minimum ait été atteint. Pour les commerçants et hôteliers, il n'est pas question de vendre à perte mais d'optimiser leur taux de remplissage en faisant des concessions sur les prix. Pour l'internaute, le système d'enchères s'avère ludique, dans le droit fil de la gamification.
Quatre ans après sa création, Loisirs Enchères a atteint un palier dans son développement. En avril dernier, elle changeait de chef de file, Frédéric Bonfils prenant le poste de directeur général de la startup à la suite de son fondateur Thomas Boisserie, parti sous d'autres cieux. Un profil expérimenté, baignant dans l'univers du tourisme et des loisirs depuis longtemps après avoir notamment œuvré chez Promovacances et Groupon. Sa stratégie à son arrivée pouvait se résumer en un mot : accélérer. La levée de fonds de 4 M€ qui vient d'être bouclé va lui en donner les moyens. Elle associe Bpifrance via le Fonds Ambition numérique, Galia Gestion, GSO Innovation et Crédit agricole Aquitaine Expansion. Uniquement des investisseurs dits "institutionnels" donc et pas originaires du secteur du tourisme et des loisirs :
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Loisir Enchères emploie aujourd'hui 29 personnes. Le directeur général prévoit de doubler ce total d'ici fin 2019 avec une trentaine d'embauches : entre autres des commerciaux pour répondre à cette stratégie nationale, des développeurs, des planificateurs d'enchères et des spécialistes en marketing digital. La rentabilité est programmée pour 2019.
La startup bordelaise diversifie également ses revenus : les box cadeaux lancées démarrent fort et le lancement de produits physiques dédiés à l'univers du loisir est à l'étude.
Mikaël Lozano
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