Depuis 2011, l'Apacom publie un observatoire des métiers, du marché de l'emploi et de l'activité de la communication dans la région Aquitaine puis Nouvelle-Aquitaine. Cette nouvelle édition, réalisée fin 2019 et présentée ce 12 mai, offre un éclairage sur une profession déjà marquée par l'essor croissant du numérique et la montée en puissance des travailleurs freelances. Un tableau auquel il faut désormais ajouter l'impératif de retrouver une boussole dans un paysage de la communication plongé dans le brouillard du confinement et de la crise sanitaire et économique.
"Le point positif c'est que la communication a soudainement retrouvé une dimension stratégique avec la crise du Covid-19 [...] La communication interne a été fortement mobilisée pour créer du lien et du collectif entre les équipes à distance. Parallèlement, la communication commerciale, en retrait, est beaucoup passée par les réseaux sociaux", observe Béatrice Vendeaud. Pour la suite, cette membre du bureau de l'Apacom ne cache pas son désarroi : "La seule chose que je sais c'est qu'on ne sait rien à ce stade. Il est très difficile d'y voir clair aujourd'hui mais il faut malgré tout réfléchir à la suite." Dans cet océan d'incertitude, l'association s'attend néanmoins à voir déferler quelques vagues potentiellement ravageuses :
"Les dernières projections tablent sur une baisse de 8 à 10 % de PIB avec des secteurs touchés de façon inégale. Rappelons qu'en 2008/2009 la baisse du PIB était de 2,7 % et que le secteur de la communication a mis six ans pour remonter la pente... Les agences de Nouvelle-Aquitaine font déjà état d'une baisse d'activité de -15 % en mars et -35 % en avril",cadre Béatrice Vendeaud qui rappelle qu'après deux années de croissance, "tous les canaux de communication sont touchés : cinéma à l'arrêt, régies internet -30 %, télévision -60 %, affichage -70 % et presse/radio -70 à -80 %".