Léa Thomassin : "Tout l'enjeu de la tech aujourd'hui est de se poser les bonnes questions"

Pierre Cheminade

Photo d'illustration
Agence APPA

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"Tech is the answer but what is the question ? La technologie est la réponse mais quelle est la question ?", interroge Léa Thomassin, en préambule de "Transformons la France", évènement organisé par La Tribune au Grand Théâtre à Bordeaux le 15 octobre dernier.
La présidente d'HelloAsso, entreprise qui a collecté en une petite dizaine d'années pas moins de 300 millions d'euros auprès de 2,5 millions de donateurs au profit de 125.000 associations, questionne ainsi le rôle des entreprises technologiques dans le monde de 2020. "Tout l'enjeu du mouvement Tech for good est de se poser les bonnes questions. La tech pour la tech n'a pas beaucoup de sens aujourd'hui si ce n'est pas pour répondre à des enjeux sociétaux, à des problèmes concrets", résume la cheffe d'entreprise, qui ne se montre pas pour autant naïve :
HelloAsso, dont le siège est à la Cité numérique de Bègles, en Gironde, emploie 70 salariés après avoir mené 50 recrutements ces deux dernières années. Une croissance rapide financée par un modèle économique atypique : l'économie du don.
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Encore faudra-t-il réussir à résorber le gouffre persistant de la fracture numérique, tout particulièrement en cette période de Covid-19. "La fracture numérique est bien réelle dans le secteur associatif comme ailleurs. Nous avons en moyenne 20.000 contacts par mois avec des membres d'associations diverses et variées et nous avons régulièrement des questions extrêmement basiques sur Internet et les usages numériques. Il y a un grand écart et un grand risque", souligne l'entrepreneure, nommée dans la liste des 30 personnalités qui transforment la Nouvelle-Aquitaine. Elle rappelle que le secteur associatif pèse 3,5 % du PIB français et compte 1,5 million de structures qui emploient environ 10 % des salariés du privé.
Pierre Cheminade