"Les acteurs de l'événementiel se fédèrent pour être représentés et mieux compris"
Hélène Lerivrain
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Philippe Rondot, PDG de Co-nect et vice-président de l'association Umena.
Paul Robin
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Philippe Rondot, PDG de Co-nect et vice-président de l'association Umena.
Paul Robin
LA TRIBUNE - A quel moment a émergé la réflexion autour de la création d'une association d'acteurs de l'événementiel en Nouvelle Aquitaine ?
PHILIPPE RONDOT - Un certain nombre de professionnels de l'événementiel appelait de leurs vœux la création d'une telle association mais la crise a souligné la nécessité de se fédérer pour être représenté et mieux compris. Les objectifs de l'Umena, qui vise plus de 500 membres, sont doubles. Il s'agit de se rendre visible et d'être bien compris, mais il y a aussi des choses à mettre en commun en particulier au niveau de la formation ou de l'innovation. L'intérêt de l'association, qui s'inscrit dans le droit fil de ce que fait l'Unimev (Union française des métiers de l'événement) au niveau national, sera également de faire un travail de fonds pour obtenir des chiffres stables, suivis, tracés. En Nouvelle-Aquitaine, la profession représente certainement au moins 5.000 ou 10.000 emplois directs et indirects, tandis qu'en terme de chiffre d'affaires, on devrait se situer autour des 500 millions d'euros en activité directe. Mais ce qu'il faut mesurer, c'est surtout ce qu'elle induit en attractivité des territoires.
Qu'est ce qui vous fait dire que le secteur est méconnu des institutions régionales et nationales ?
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Je vais prendre un exemple pour l'illustrer. Le tourisme, la restauration, l'hôtellerie sont régulièrement cités au plus haut niveau de l'Etat parmi les grands perdants de la crise mais l'événementiel n'est jamais cité. Or c'est ce qui fait l'attractivité du pays. Nous avons oublié que la Tour Eiffel est issue d'une exposition universelle et qu'à l'origine de la construction de la ville, il y avait la foire. Notre profession permet la réalisation de salons, de congrès et de manifestations grand public où beaucoup de business se fait. Nous sommes des catalyseurs d'activité économique, d'enseignement, d'investissement et de recherche. Donc, je confirme. Le secteur est bien insuffisamment reconnu au regarde de son utilité pour l'intérêt général.
Hélène Lerivrain