La concentration dans le secteur du bio suscite des interrogations (2/3)
Hélène Lerivrain
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Carrefour a repris 107 magasins Bio c’Bon en novembre 2020. Ici à Mérignac.
Hélène Lerivrain
Hélène Lerivrain
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Carrefour a repris 107 magasins Bio c’Bon en novembre 2020. Ici à Mérignac.
Hélène Lerivrain
La concentration dans le secteur de la distribution bio se poursuit. Après l'acquisition de l'enseigne bordelaise So.bio en 2018, Carrefour a repris Bio c'Bon en novembre dernier avec l'ambition de conserver le réseau, l'enseigne, les équipes, les convictions de Bio C'bon et de combiner ces valeurs avec So.bio.
Comment ces mouvements et surtout le rapprochement entre la grande et moyenne surface et les magasins spécialisés bio sont ils perçus par les entreprises qui ne distribuent que via le réseau spécialisé ? "Pour le moment, on ne le sent pas", témoigne Philippe Lassalle Saint-Jean, co-dirigeant de Maison Meneau, qui ne s'attend pas à ce que les magasins se transforment soudainement.
Mais chez Café Michel, en veille, on en fait une autre lecture :
Dans l'immédiat, Café Michel, très présent chez Bio C'bon avant le rachat mais pas chez So.bio, explique avoir perdu son référencement le temps de la réorganisation. Basée à Pessac (Gironde), la Scop, qui fabrique du café mais aussi des produits d'épicerie, n'a donc pas dégagé de chiffre d'affaires via cette enseigne d'octobre 2020 à mars 2021. Les négociations doivent reprendre en ce mois-ci.
De manière générale, sur la question des prix, Philippe Lassalle Saint-Jean a prévu de ne rien lâcher.
À lire également
Café Michel est plus réservé, voyant poindre un nouveau phénomène : "Tous ces événements font peur aux distributeurs et aux magasins davantage en demande de prix depuis quelques semaines. Avant, il n'y avait pas de demande explicite de budget. C'est en train de changer. Les gens commencent à adopter les méthodes de la grande distribution. Jusqu'à présent, économiquement ces deux mondes étaient très cloisonnés. Dans le réseau des magasins bio spécialisés, il y avait un cercle vertueux où tout le monde trouvait son équilibre. Je pense que cet âge d'or est en train de se terminer pour aller vers des logiques plus industrielles. Nous verrons dans les prochains mois."
Hélène Lerivrain