Alimentation : l'attirance pour le bio des Français augmente

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Si le prix des aliments bio continue de constituer un frein, son impact baisse: en 2020, 73% des personnes interrogées considèrent que les produits biologiques sont trop chers, contre 80% l'année précédente.
Si le prix des aliments bio continue de constituer un frein, son impact baisse: en 2020, 73% des personnes interrogées considèrent que "les produits biologiques sont trop chers", contre 80% l'année précédente. (Crédits : Eric Gaillard)
15% des consommateurs de bio le sont devenus depuis moins d'un an, révèle une étude déclarative de l'agence qui promeut ce type d'agriculture. Mais les raisons et les modes de ce choix évoluent.

La crise sanitaire n'a pas infléchi la tendance. Les aliments bio, dont le marché n'a cessé d'afficher une croissance à deux chiffres tout au long des dernières années, continuent de séduire de plus en plus les consommateurs en France, révèle le 18e Baromètre de consommation et de perception des produits biologiques en France, une étude déclarative menée par l'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique (l'Agence Bio).

Lire aussi : Les entreprises du bio ont connu une croissance soutenue en 2020 (1/3)

15% des consommateurs mangeant bio au moins une fois par mois le font en effet depuis moins d'un an, note l'Agence Bio, en soulignant également que 21% de ces nouveaux venus ont entre 18 et 24 ans, et que 20% sont des ouvriers et des employés. Si 80% des personnes interrogées comptent maintenir leur consommation, 11% envisagent en outre de manger de plus en plus bio, révèle encore le baromètre, qui sera suivi par des chiffres de l'Agence Bio sur le marché en juillet. Globalement, neuf Français sur dix ont consommé des produits bio au moins une fois en 2020, dont 73% au moins une fois par mois et 13% tous les jours.

La préoccupation écologique plébiscitée par les plus jeunes

Les raisons et les modes de cet engouement semblent toutefois avoir évolué en 2020. Si l'objectif de préserver sa santé continue de se placer en tête des motifs du choix du bio, la préoccupation écologique figure en deuxième place, et semble particulièrement plébiscitée par les plus jeunes: 62% des 18-24 ans consomment bio pour préserver l'environnement.

Et si le prix continue de constituer un frein, son impact baisse: en 2020, 73% des personnes interrogées considèrent que "les produits biologiques sont trop chers", contre 80% l'année précédente. Une évolution que Laure Verdeau, nouvelle directrice de l'Agence Bio, explique en évoquant deux phénomènes: une prise de conscience croissante des meilleurs pratiques justifiant les coûts de production plus élevés du bio, ainsi que l'adoption par les consommateurs bio de pratiques permettant dans leur ensemble d'alléger leur budget alimentaire, telles que le choix de produits bruts voire en vrac, la réduction du gaspillage, la préférence pour les produits de saison et le recours à des circuits cours réduisant les intermédiations.

Les producteurs locaux gagnent la confiance des consommateurs

L'étude montre en effet aussi que la vente directe par des producteurs locaux (pratiquée par presque la moitié des producteurs bio) a particulièrement gagné la confiance des consommateurs bio en 2020: 26% de ces dernier ont eu recours à ce canal d'achat en 2020, contre 20% en 2019. Au contraire, la grande distribution, tout en restant le principal lieu d'achat, perd des points: 74% des consommateurs bio y ont acheté leurs produits, contre 77% l'année dernière.

Quant aux distributeurs spécialisés, leur attirance reste stable, selon le baromètre de l'Agence Bio. Les données publiée cette semaine par Biocoop et Naturalia confirment d'ailleurs qu'ils restent un canal apprécié. Les ventes de Biocoop, qui compte 700 magasins en France, ont continué de croître en 2020, et même un peu plus qu'en 2019 (+16,6% contre +14,8%). Dans les 219 magasins de Naturalia, le chiffre d'affaires a progressé de 22,4% en 2020.

Lire aussi : La concentration dans le secteur du bio suscite des interrogations (2/3)

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Commentaires
a écrit le 23/03/2021 à 12:21 :
et le prix????
a écrit le 22/03/2021 à 18:52 :
Trop chers en légumes...je n'achète que mon lait frais et beurre et café. Pour le poisson ...ou la viande...cedt en Petite quantité.
a écrit le 22/03/2021 à 17:30 :
J'achète BIO mais pas que....viande de poulet élevé en plein air, beurre à €2.45 la plaquette de 250g, lait frais fermier de la BIOCOOP @ €1.51 le litre mais pour les légumes et fruits je refuse de payer €12.80 le kilo de champignons de paris ou €6.90 le kilo de courgettes et encore moins les pommes vendues à €5, voire €6,- le kilo. Faut pas me prendre pour une bille....pour les œufs, ils viennent de nos trois poulettes qui vivent sur 3000m de terrain avec trois chèvres et 3 moutons...au grand air!
a écrit le 22/03/2021 à 14:06 :
Tous les " bio " en grande distrib sont des Faux : celà leur pourvoit d'énormes marges.
C EST TOUT
Réponse de le 22/03/2021 à 16:35 :
@ Anne Sophie
Ils répondent à un cahier des charges, ce qui ne garantit pas leur "Biotitude" au sens vrai du terme.
Une tablette de chocolat avec du chocolat "bio" et 40g!!! de sucre "bio" pour 100g est un produit "bio", mais ce n'est pas pour autant que c'est un produit recommandable quand 40% de la
matière : C'est du sucre !
Réponse de le 23/03/2021 à 12:23 :
bien d accord c'est limite escroquerie
a écrit le 22/03/2021 à 11:49 :
Le "bio", ce n'est pas seulement une étiquette sur un produit que l'on peut même de plus en plus acheter au supermarché.
Le "bio" c'est avant tout une relation humaine. Je ne crois pas au "vrai bio" si je ne connais pas vraiment le producteur, sa personne, son état d'esprit, sa "pensée bio".
Chaque fois que c'est possible, il m'importe de connaître celui qui produit du "bio". Évidemment, ce n'est pas souvent possible et il faut alors faire confiance aux étiquettes, qui ne disent finalement pas grand chose.
Au fond, le seul "vrai bio", c'est celui que je produis.😇
a écrit le 22/03/2021 à 8:33 :
L'humanité conserve des ressources surprenantes quand même puisque nous sommes en dictature financière qui priorise sans arrêt l'obscurantisme agro-industriel.

Un lien peut-être avec ces deux informations qui même si elles sont passées brièvement sont quand même passées dans les médias de masse concernant les nitrites de sodium dans la charcuterie qui donnent le cancer du colon et récemment cet autre lien entre pesticides et leucémies ?

Il est toujours interessant de regarder comment la vérité arrive à passer au sein d'une société reposant sur le mensonge.

Bon ensuite si cette filière bio repose également sur l'obscurantisme agro-industriel on peut s'attendre à encore de bien mauvaises surprises dans l'avenir...

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