Une clientèle plus urbaine, plus jeune et plus aisée... et donc plus rémunératrice. C'est la cible privilégiée par Everso, la nouvelle marque lancée par l'entreprise bordelaise Easy Cash. Spécialisée dans le marché de l'occasion depuis vingt ans avec 120 magasins dans toute la France, Easy Cash fait face à une avalanche de concurrents petits et grands. En effet, les marchés de la seconde main et du réemploi sont désormais jugés stratégiques par des acteurs très divers, dont plusieurs sont Bordelais : de Vinted à Cdiscount Occasion, de l'application Geev à Vestiaire Collective, de la friperie en ligne Patatam à Back Market ou encore le Bon Coin pour n'en citer que quelques-uns. On trouve aussi sur ce créneau le projet de village du réemploi ïkos porté par des acteurs de l'ESS.
"S'il y a des concurrents, c'est qu'il y a un marché. C'est plutôt rassurant !", sourit Jérôme Taufflieb, le fondateur et directeur général d'Easy Cash qui emploie 1.200 salariés pour 168 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2020 (-7 % sur un an). Et celui qui a longtemps fait office de pionnier sur ce marché désormais en plein renouveau n'entend pas rester les bras ballants. Il multiplie donc les offensives pour défendre voire accroître ses positions, y compris en nouant des partenariats avec de potentiels concurrents.
Jérôme Taufflieb, le fondateur et directeur général d'Easy Cash (crédits : Easy Cash).