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Business - La Tribune Bordeaux

UPSA : « Intégrons dans la tarification du paracétamol des éléments d’investissement et d’empreinte territoriale »

PUBLI-COMMUNIQUÉ d'UPSA

Publié le 10 juin 2021 à 06:39 - Mis à jour le 10 juin 2021 à 07:14

UPSA Agen

Les locaux d'UPSA à Agen.

UPSA

Le Quotidien Numérique

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Photo d'illustration de l'article
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PARTENAIRE. Le laboratoire pharmaceutique UPSA, qui emploie près de 1300 personnes à Agen et génère 3.500 emplois indirects, participe au projet de relocalisation de toute la chaîne de production du paracétamol en contrepartie d'un gel de la baisse des prix des médicaments à base de paracétamol pendant deux ans. Laure Lechertier, directrice de l'Accès au Marché, de la Communication, des Affaires Publiques et de la RSE chez UPSA, salue des décisions qui vont dans le bon sens mais insiste sur la nécessité de stopper la baisse des prix au-delà du moratoire. Rencontre.

L'Efferalgan et le Dafalgan que vous produisez à Agen font partie de ces produits dit matures dont vous dites qu'ils ont été délaissés ? Qu'entendez-vous par là ?

LAURE LECHERTIER : Les produits matures sont ceux qui existent depuis longtemps et ont une vraie place dans l'offre thérapeutique comme le paracétamol, mais il faut effectivement leur redonner une existence propre dans la politique du médicament. Les génériques ont permis de faire de grandes économies et les produits innovants ont permis de grandes avancées. Les produits matures, qui constituent une « troisième voie » entre les médicaments innovants et les génériques, ont quant à eux vus leurs prix baisser pour financer les innovations. Pour information, le prix fabricant hors taxe du paracétamol s'élève à 76 centimes d'euros par boîte de 8 grammes. Ces baisses régulières sont un des éléments de nature à inciter à la délocalisation.

La France a justement engagé des travaux avec Seqens, UPSA et Sanofi afin de relocaliser sur son territoire toute la chaîne de production du paracétamol d'ici trois ans. Qu'est ce qui l'y a poussé ?

Chez UPSA, les médicaments sont fabriqués en France mais nous achetons le principe actif à 85 % aux Etats-Unis et 15% en Chine. Si notre laboratoire n'a pas été impacté par une rupture d'approvisionnement de la matière première en 2020, la crise a en revanche causé une tension mondiale avec un potentiel surenchérissement de la matière première. Dans le même temps, le paracétamol a été reconnu comme une molécule essentielle. Dans ce contexte, alors qu'avant la crise, le gouvernement avait demandé une baisse de prix de 10 % sur le Dafalgan et l'Efferalgan dans le cadre de la loi, un moratoire de deux ans a été adopté et je salue, là, une innovation administrative. En contrepartie, nous participons à un effort de relocalisation du principe actif en France avec le chimiste Seqens et Sanofi sous l'égide du gouvernement.

Comment y participe UPSA ?

L'Etat finance une partie du projet porté par Seqens mais cela ne suffit pas. En tant que laboratoire pharmaceutique, nous nous engageons donc sur des volumes et subventionnons une partie de la chaîne avec un objectif : la rapatrier en Rhône-Alpes en 2024.

Quelles sont les conditions de réussite d'un tel projet ?

Cela nécessite tout d'abord d'arrêter de baisser les prix du paracétamol y compris après le gel. Mais au-delà de stabiliser les prix, je pense que nous devrions au contraire être dans une démarche de hausse des prix, l'idée étant d'intégrer dans la tarification des éléments d'investissement, d'empreinte territoriale au travers des externalités positives que sont l'emploi, les contributions économique, fiscale et sociale. UPSA investit en moyenne 15 millions d'euros chaque année dans l'outil industriel. Par ailleurs, si près de 1.300 personnes travaillent chez UPSA à Agen d'où sortent 300 millions de boites chaque année, l'entreprise génère plus de 3.500 emplois indirects en Nouvelle-Aquitaine. Le laboratoire constitue un poumon économique.

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Peut-on considérer que cette crise constitue une opportunité ?

C'est en tout cas un cas concret qui nous a été imposé et aura des effets bénéfiques. C'est notamment l'occasion de gagner en autonomie au niveau français et européen et j'ajoute qu'il ne faut pas délaisser notre industrie de santé qui est à la pointe de la technologie. Les choses vont dans le bon sens même s'il y a encore du chemin à parcourir.

PUBLI-COMMUNIQUÉ d'UPSA

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