Addiction aux écrans : cette startup bordelaise qui veut vous faire prendre une Pozzz
Emma Collet
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La pochette Pozzz veut aider jeunes et moins jeunes à passer moins de temps sur leur smartphone.
Pozzz
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La pochette Pozzz veut aider jeunes et moins jeunes à passer moins de temps sur leur smartphone.
Pozzz
Un outil pour se déconnecter du téléphone : voilà une idée de quelqu'un qui a regardé The Social Dilemma, documentaire sorti en 2020 sur la plateforme Netflix. C'est bien ce film, montrant les individus complétement addicts à l'utilisation des réseaux sociaux et donc du smartphone, qui a inspiré Alexandre Faucher la création de sa startup, Pozzz, cofondée en 2018 avec Philippe Tourrette. Tous deux sont animés par la volonté de trouver une alternative au trop plein de temps passé derrière nos écrans de fumées : "En France, un individu lambda passe autour de 4 heures devant un écran, c'est de la folie !", s'exclame Alexandre Faucher. "Cela confirme que c'est un véritable sujet de société."
Il conçoit alors avec son équipe de quatre salariés une pochette connectée qui, avec son zip intelligent relié au Bluetooth du téléphone, détecte la présence du téléphone verrouillé et va comptabiliser via une application notre temps de déconnexion. L'invention brevetée dans une dizaine de pays fait gagner des points à partir de 15 minutes sans toucher à son téléphone, et l'opération se transforme alors en challenge. Ici, "on n'est pas dans la punition, mais dans le ludique". Dispositif à pile avec une durée de vie d'un an, la Pozzz compte bien s'ancrer dans le quotidien de la population.
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On pourrait croire que la startup se positionne sur un marché de niche : les pochettes d'une quarantaine d'euros pièce ne visent en effet principalement que les parents d'une classe sociale aisée, dont les enfants reçoivent leur premier téléphone. Mais le cœur de cible est en réalité plus large pour les entrepreneurs, qui ne se limitent pas qu'à la demande française. En effet, Alexandre Faucher parle d'un "phénomène mondial", qui mérite d'être traité à l'international : le marché étranger est donc envisagé, avec principalement des pays développés comme l'Amérique du Nord, l'Europe ou l'Asie de l'Est. "Aux Etats-Unis, la situation est catastrophique, les Américains passent un tiers de leur temps éveillé sur leurs écrans. Au Japon ou en Corée, ce doit être aussi le cas", rajoute le cofondateur de Pozzz.
Emma Collet