Girondins de Bordeaux : Gérard Lopez clôture la 3e vente du club de foot en moins de deux ans
Jean-Philippe Déjean
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Gérard Lopez en compagnie du maire de Bordeaux, Pierre Hurmic
TS-mairie de bordeaux
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Gérard Lopez en compagnie du maire de Bordeaux, Pierre Hurmic
TS-mairie de bordeaux
Aucun des avocats des parties impliquées dans le dossier n'ayant annoncé que la reprise du Football Club des Girondins de Bordeaux (FCGB) par l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois Gérard Lopez était invalidée par le tribunal de commerce de Bordeaux, il faut en conclure que c'est bien un feu vert qui été donné au sauvetage du FCGB.
Parce que selon une formule qui a fait ses preuves, le greffe du tribunal de commerce de Bordeaux a déclaré à La Tribune ne pouvoir "ni confirmer ni démentir cette information"... Le scénario de reprise qui fait de Gérard Lopez le nouveau propriétaire et président du FCGB à compter de ce vendredi 23 juillet après-midi arrive donc à son terme. Ainsi se referme (provisoirement ?) l'un des épisodes sans doute les plus chaotiques dans la longue vie de ce club emblématique de l'élite du football français.
Vendu en 2018 par le groupe M6 au fonds d'investissement américain GACP, dirigé par Joseph Dagrosa, le FCGB a ensuite été racheté par l'un de ses actionnaires et associé de GACP, le fonds d'investissement spéculatif (hedge fund) King Street. Une opération annoncée en décembre 2019 par le quotidien "L'Equipe". Ce nouveau rachat du club par Gérard Lopez intervient donc à peine dix-neuf mois, soit à peu près un an et demi, après la précédente reprise du FCGB par King Street.
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Cette accélération des opérations de sauvetage montre à quel point le club bordelais s'enfonce dans une très grave crise. Le FCGB évolue désormais dans un environnement si dangereusement instable que la métaphore des turbulences ne fonctionne plus et tape dans le vide. Il suffit de rappeler, pour bien se pénétrer de ce changement de dimension dans lequel évolue désormais le FCGB, qu'avant de le revendre en 2018 le groupe M6, piloté par Nicolas de Tavernost, en était devenu le propriétaire en 2000... Un quasi millénaire à l'échelle des séquences d'investissement déjà ultra courtes des fonds spéculatifs quand tout va bien.
Jean-Philippe Déjean