Aquitains d'ailleurs : une rentrée pas comme les autres au lycée français de Shanghai
Emmanuel Langlois

Anne-Sophie Gouix
ASG
Emmanuel Langlois

Anne-Sophie Gouix
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Des enfants et des ados, sans masque, qui se chamaillent dans la cour ; des professeurs qui les invitent à entrer en classe : en apparence, cette semaine au lycée français de Shanghai, on pourrait se croire revenu des mois en arrière, bien avant la pandémie survenue fin 2019. Plus de 1.500 élèves y effectuent leur rentrée cette semaine.
Pendant ces cinq mois d'école à distance, il a fallu s'adapter et être inventif. Des caméras ont par exemple été installées pour filmer les travaux pratiques de sciences, les activités de la bibliothèque se sont transformées en une lettre d'info culturelle et littéraire hebdomadaire et les petits étaient invités à se déguiser pour les cours en visio !
Si cette rentrée ressemble de l'extérieur à n'importe quelle autre, ici, c'est la préparation qui continue de donner du fil à retordre aux 300 salariés (dont 190 professeurs) du lycée français de Shanghai. "La Chine contrôlant sévèrement ses frontières, elle impose une quarantaine de trois semaines à tout étranger entrant dans le pays", explique Anne-Sophie Gouix. "On se retrouve donc avec des familles et de nouveaux enseignants bloqués. Les arrivées devraient ainsi s'échelonner jusqu'à la mi-octobre."
En ville, la vie a repris son cours. Les commerces, transports et restaurants ont rouvert à condition de porter le masque. "Mais personne ne s'estime sorti d'affaire ici", tempère la Française. "Ces jours-ci, cinq quartiers de Shanghai ont été placés sous étroite surveillance après l'apparition de quelques nouveaux cas de Covid-19. On n'est jamais à l'abri d'un nouveau confinement." Au lycée français, installé sur deux campus, le protocole est maintenu : port du masque dès la montée en bus pour les élèves, mais ils peuvent l'ôter dès qu'ils ont franchi la porte de l'établissement, sauf pour faire la queue pour la cantine par exemple.
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Née près de Rennes, Anne-Sophie Gouix a pourtant choisi de délaisser la Bretagne il y a plus d'une dizaine d'années pour se créer de nouvelles racines à Ciboure, tout près de Saint-Jean-de-Luz, au Pays basque (Pyrénées-Atlantiques), où elle a désormais établi sa résidence française. "Mon dernier poste en France était dans un lycée internationale de Toulouse", raconte-t-elle. "J'allais régulièrement à l'océan et je me suis beaucoup plue dans le Sud-Ouest, grâce à la variété des paysages et la proximité de l'Espagne à tel point que je m'y suis installée. Et quand j'y suis, toute la famille débarque de Bretagne !" Après avoir travaillé à New York, au Canada ou à Dublin, en Irlande, la Française a annoncé à ses équipes cette semaine qu'elle vivait cette semaine sa dernière rentrée à Shanghai.
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