Pourquoi Coleen fabrique ses vélos électriques en France et en Europe
Annelot Huijgen, à Anglet
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Un million de plus pour aller plus vite ! C'est l'objectif que Thibault Halm et Audrey Lefort, cofondateurs du fabricant de vélos électriques Coleen, se sont fixés pour leur seconde levée de fonds, deux ans après un premier tour du table du même montant.
L'équipe de Coleen, appelée aussi à s'agrandir, a commencé la recherche de nouveaux locaux, car son atelier actuel près de la gare de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) ne permettront bientôt plus de respecter le "fait maison", credo de la marque depuis 2014. "Contrairement à nos concurrents, qui sous-traitent la fabrication dans les mêmes usines en Asie, nous faisons le maximum en interne", souligne Audrey Lefort. Les matériaux viennent autant que possible de France, comme la batterie et l'écran associé produits près de Bordeaux, et d'Europe, tels que les freins provenant de Grande-Bretagne, la boîte de vitesses d'Allemagne et les feuilles de carbone - découpées, moulées et peintes pour former le cadre - sont de fabrication régionale et espagnole.
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Ce choix s'est révélé particulièrement judicieux ces derniers mois lorsque les chaines logistiques mondiales ont été perturbées, mais il ne relève pas que du patriotisme. "Pour nous, c'est surtout l'unique moyen de réaliser des vélos électriques (25 km/heure) et des speed bikes (45 km/heure) sans cesse plus innovants, techniques, fiables et durables, par l'absence de pièces plastiques et aussi par un design intemporel", ajoute la cofondatrice. Une patte particulière qui a encore été récompensée par un prix prestigieux, celui du jury d'Eurobike, le salon mondial du vélo qui s'est tenu début septembre dernière en Allemagne.

Annelot Huijgen, à Anglet