"Cette question est devenue un juge de paix pour les investisseurs : s'il n'y a pas un développeur ou un profil technique à bord, il n'y a pas de fonds. C'est aussi simple que ça !", résume Guillaume-Olivier Doré, président de l'association Finaqui qui fédère des business angels néo-aquitains. "Lever des fonds avec seulement une vision, une promesse et un powerpoint, c'était encore possible il y a cinq ans... Aujourd'hui c'est totalement inenvisageable ! Les investisseurs ne prennent plus le risque au regard du taux d'échec trop élevé", poursuit celui qui est aussi vice-président de French Tech Bordeaux. Une analyse qui confirme ce que beaucoup d'investisseurs de l'écosystème bordelais constatent ces derniers mois : la pénurie de profils techs - développeurs full stack web ou mobile, UX designers et autres data scientits, etc. - est non seulement un frein à l'activité de bon nombre de startups et d'entreprises mais aussi un potentiel obstacle pour les jeunes pousses du numérique qui chercheraient à lever des fonds.